L'agression du convoi de Peter Obi dans le Benue soulève des inquiétudes sur la stabilité politique au Nigeria

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
L'agression du convoi de Peter Obi dans le Benue soulève des inquiétudes sur la stabilité politique au Nigeria

L'Inter Party Advisory Council (IPAC) a fermement condamné l'agression dont a été victime le convoi de Peter Obi, candidat à l'élection présidentielle, sur l'axe Makurdi-Gboko dans l'État du Benue. Cette organisation, qui regroupe l'ensemble des partis politiques nigérians, dénonce une action orchestrée et met en garde contre les menaces que de tels actes font peser sur le processus démocratique national.

Une entrave à la liberté de mouvement

Peter Obi se rendait à Yelwata, dans la zone de gouvernement local de Guma, pour apporter son soutien aux familles des victimes des violences survenues en juin 2025. Selon l'IPAC, les autorités policières avaient été dûment informées de ce déplacement. En bloquant physiquement le passage du candidat, les auteurs de l'agression ont non seulement entravé sa liberté de circulation, mais ont également violé les dispositions de la Constitution nigériane de 1999, qui garantit à chaque citoyen le droit de se déplacer librement sur le territoire.

Des soupçons de commanditaires locaux

L'IPAC soutient que cet incident n'est pas le fruit du hasard, mais le résultat d'une action délibérée où des jeunes auraient été rémunérés pour bloquer le convoi. Pour le porte-parole national de l'organisation, Egbeola Wale Martins, cette « agression déplacée » est d'autant plus préoccupante que l'État du Benue est déjà fragilisé par une situation sécuritaire critique marquée par des attaques terroristes récurrentes. L'organisation qualifie cette instrumentalisation de la jeunesse de « sommet de la rascale » et appelle à une vigilance accrue.

Appel à une enquête approfondie

Face à ce climat de tension, l'IPAC a salué l'intervention des forces de l'ordre, qui a permis l'interpellation de 46 suspects. L'organisation insiste désormais sur la nécessité d'une enquête rigoureuse pour identifier non seulement les exécutants, mais surtout les commanditaires de cette opération. L'enjeu est de taille : pour l'IPAC, il s'agit d'empêcher que de telles pratiques ne deviennent une norme, ce qui constituerait une invitation directe à l'anarchie alors que le pays s'apprête à entrer dans une période électorale déterminante.

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