Le Nigeria fait face à une propagation croissante de la diphtérie dans plusieurs États, dont Kano, Katsina, Kaduna, Benue et Zamfara. À Lagos, la direction de la Santé a confirmé 53 cas suspects cette annanche, dont six cas laboratoires confirmés, mais a officialisé l'absence de flambage local. Le gouvernement mobilise des mesures de précaution en raison des fortes circulations entre Lagos et les zones touchées.
53 cas suspects, six confirmés : la situation à Lagos
Le commissaire à la Santé de Lagos, Professeur Akin Abayomi, a clarifié lors d'une conférence de presse que l'absence de flambage ne signifie pas une absence de risque. Les six cas confirmés ont été traités, et leurs contacts placés sous observation pendant la période d'incubation. La ville, avec sa population dense et ses liaisons nationales, reste vulnérable à une transmission communautaire rapide.
Surveillance renforcée et centres dédiés
Le gouvernement a activé des protocoles de détection précoce, notamment la surveillance des cas importés. Quatre hôpitaux spécialisés — l’Hôpital des maladies infectieuses de Yaba, l’Hôpital pédiatrique de Massey Street, l’Hôpital universitaire de Lagos (LUTH) et l’Hôpital universitaire de l’État de Lagos (LASUTH) — sont désignés pour diagnostiquer et gérer les cas suspects. Les centres de santé primaire, quant à eux, restent les points de vaccination.
Complications graves et symptômes à surveiller
La diphtérie, une infection bactérienne respiratoire, peut provoquer des obstructions des voies respiratoires et des dommages cardiaques via son toxine. Les symptômes incluent des maux de gorge intenses, fièvre, difficultés à avaler ou respirer. Le gouvernement exhorte les citoyens à consulter immédiatement un médecin après un voyage dans une zone affectée ou un contact avec un cas confirmé.
Vaccination insuffisante : 64 % de couverture
Seulement 64 % des enfants lagunaires ont reçu les trois doses complètes du vaccin pentavalent, selon Abayomi. Les doses sont administrées à 6, 10 et 14 semaines. Le manque de couverture vaccinale laisse une part de la population vulnérable. Le gouvernement travaille avec le secteur éducatif pour renforcer la sensibilisation avant la rentrée scolaire, avec des campagnes de vaccination ciblées.
Hygiène respiratoire et rôle des médias
Les autorités insistent sur l’hygiène de base : se couvrir la bouche lors des toux, se laver les mains et éviter les contacts rapprochés en cas de symptômes. Le secrétaire permanent du ministère de la Santé, Dr Dayo Lajide, a appelé les médias à diffuser des informations fiables pour éviter la panique, tout en encourageant les citoyens à adopter les mesures préventives.