Les autorités de Lagos ont lancé une opération de mise en conformité visant à libérer les espaces publics entourant le nouvel hôpital général d'Ojo, situé le long de l'autoroute Lagos-Badagry. Les occupants illégaux, incluant des commerçants et des squatters, ont reçu un ultimatum de sept jours pour évacuer les lieux avant le début des démolitions prévues.
Sécuriser l'accès aux soins d'urgence
L'intervention de la Lagos State Informal Space Management Authority (LASISMA) répond à une nécessité de santé publique immédiate. Selon Oludaisi Oso, directeur général de l'autorité, la présence de marchés informels, de décharges sauvages et de structures précaires aux abords immédiats de l'hôpital entrave gravement le fonctionnement de l'établissement. L'enjeu est de garantir une fluidité totale pour les services d'urgence, notamment pour les patients nécessitant une prise en charge rapide, comme les femmes enceintes, dont l'accès pourrait être bloqué par l'encombrement des voies.
Risques sanitaires et environnementaux
Au-delà de la question de l'accès, la prolifération d'activités non autorisées — telles que des marchés de fruits, des toilettes publiques et des dépôts de bois — crée un environnement insalubre incompatible avec une structure hospitalière. La direction de la LASISMA souligne le risque de contamination croisée, rappelant que la proximité de déchets en décomposition avec un centre de soins peut favoriser la propagation de maladies, contredisant ainsi la mission première de l'institution médicale.
Une stratégie d'urbanisme à l'échelle de l'État
Cette opération ne constitue pas un cas isolé, mais le début d'une campagne plus vaste visant à restaurer l'intégrité des infrastructures publiques à travers tout l'État de Lagos. Le gouvernement a ordonné au ministère de la Planification physique et du Développement urbain de reprendre le contrôle des emprises réservées aux écoles et autres services publics. Si les autorités affirment ne pas s'opposer aux activités économiques, elles insistent sur le fait que celles-ci doivent impérativement se dérouler dans les zones commerciales officiellement désignées par les plans d'urbanisme.
Vers une réhabilitation des espaces publics
À l'issue du délai de sept jours, les services de l'État procéderont à l'application forcée des mesures d'évacuation. Par la suite, des projets de réaménagement sont prévus pour les espaces libérés autour de l'hôpital d'Ojo. L'objectif est d'intégrer ces zones dans un plan global visant à renforcer la fonctionnalité et l'attractivité des infrastructures de santé, tout en rappelant aux citoyens et aux acteurs économiques l'obligation de respecter les règles d'occupation du sol en vigueur dans la métropole.