Face à la récurrence des inondations qui entravent l'accès aux soins dans les zones riveraines de Lagos, les autorités locales ont lancé des chantiers de réhabilitation. Ces interventions ciblent des centres de santé primaires jusque-là inopérants, répondant ainsi aux préoccupations soulevées par les résidents sur les risques sanitaires, notamment pour les femmes enceintes.
Rénovation du centre de santé d'Agboyi I
Dans la zone de gouvernement local de Kosofe, le centre de santé primaire d'Agboyi I fait l'objet d'importants travaux de rénovation sous l'égide du conseil local d'Agboyi-Ketu. Ce site, qui était hors service en octobre 2025, est en cours de remise en état. Selon les comités de santé locaux, le chantier a progressé jusqu'à l'étape du remblai, une phase cruciale pour stabiliser le bâtiment face aux contraintes topographiques de cette communauté entourée par la lagune de Lagos.
Activation du centre de santé des ODD
Parallèlement, une structure de 40 lits, construite par le Bureau de l'Assistant spécial du Président pour les Objectifs de développement durable (OSSAP-SDGs), bénéficie d'une attention particulière. Auparavant inutilisé en raison de l'inondation de ses accès et de son rez-de-chaussée, le bâtiment a été assaini et remblayé. Le porte-parole de l'OSSAP-SDGs, Desmond Utomwen, a confirmé la volonté de rendre l'infrastructure opérationnelle, précisant qu'une coordination est en cours avec le gouvernement de l'État de Lagos pour le déploiement du personnel médical nécessaire à son activation.
Gestion des eaux et attentes des riverains
À Amukoko, une autre localité particulièrement exposée aux crues, les autorités ont procédé au curage d'un canal majeur qui était obstrué depuis plusieurs années. Si cette intervention, réalisée en août, a été accueillie positivement par les habitants, ces derniers soulignent qu'elle reste insuffisante. Les résidents appellent à un dragage complet du canal et à la construction de routes surélevées pour protéger durablement les habitations des montées des eaux, illustrant ainsi le besoin de solutions structurelles pérennes pour sécuriser ces zones vulnérables.