L'agence française du médicament alerte 1,6 million de femmes sur les risques liés aux contraceptifs au désogestrel

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 162 lectures
L'agence française du médicament alerte 1,6 million de femmes sur les risques liés aux contraceptifs au désogestrel
Photo par Marta Branco sur Pexels

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lance une campagne d'information d'envergure auprès de 1,6 million de femmes ayant utilisé des contraceptifs à base de désogestrel. Cette mesure fait suite à l'identification d'un risque accru, bien que qualifié de « faible », de développer un méningiome, une tumeur intracrânienne généralement bénigne mais susceptible d'entraîner des complications neurologiques sévères.

Une vaste gamme de produits contraceptifs ciblés

La mise en garde concerne une large variété de dispositifs et de pilules largement prescrits. Sont notamment visées les pilules progestatives dosées à 75μg de désogestrel, telles qu'Antigone, Cerazette, Elfasette ou Optimizette, ainsi que leurs nombreux génériques. Les pilules combinées associant 150μg de désogestrel à l'éthinylestradiol, comme Desobel, Mercilon ou Varnoline, figurent également sur la liste de l'agence. Au-delà des comprimés, l'alerte s'étend à l'implant sous-cutané Nexplanon et à plusieurs types d'anneaux vaginaux, dont Nuvaring et Etoring.

Symptômes et protocole de vigilance médicale

L'envoi de courriers personnalisés vise à sensibiliser les utilisatrices actuelles et passées aux signaux d'alerte cliniques. L'ANSM recommande une consultation médicale immédiate en cas d'apparition de maux de tête persistants, de troubles de la vision, de faiblesses musculaires ou de difficultés d'élocution. Des symptômes tels que des pertes de mémoire, des troubles de l'équilibre ou l'apparition de crises d'épilepsie doivent également faire l'objet d'un examen approfondi. Dans ces situations, le corps médical pourra prescrire une imagerie cérébrale, telle qu'une IRM, pour écarter ou confirmer la présence d'une tumeur.

Les enjeux de santé publique liés au méningiome

Bien que le méningiome soit majoritairement bénin, sa localisation dans les méninges peut provoquer des séquelles invalidantes si la pathologie n'est pas prise en charge précocement. Les conséquences potentielles incluent des pertes sensorielles, notamment auditives ou olfactives, ainsi que des troubles cognitifs durables. Cette initiative de l'agence sanitaire souligne l'importance d'une surveillance continue des effets à long terme des traitements hormonaux, afin de permettre aux patientes et aux professionnels de santé d'ajuster les stratégies contraceptives en toute connaissance de cause.

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