Le réseau de sécurité de l'État d'Ondo, connu sous le nom d'Amotekun, a mené une opération d'envergure aboutissant à l'arrestation de 53 individus impliqués dans des activités criminelles variées. Cette vague d'interpellations met en lumière des enjeux croissants liés à l'immigration irrégulière et à la responsabilité des propriétaires immobiliers dans la sécurisation des zones urbaines.
Démantèlement d'un réseau d'étrangers en situation irrégulière
Parmi les personnes appréhendées, 21 ressortissants étrangers ont été interpellés dans deux appartements loués à Owo. Selon le commandant de l'agence, Adetunji Adeleye, ces individus étaient entrés sur le territoire sans documents officiels de la CEDEAO, sous le couvert d'exercer des petits métiers. L'enquête révèle que ces personnes bénéficiaient de la complicité de résidents locaux pour s'installer. Les autorités soulignent que l'absence de contrôle sur ces locataires, motivée par des loyers élevés, transforme ces logements en refuges potentiels pour des réseaux criminels.
Une lutte accrue contre le kidnapping et la criminalité organisée
L'opération a également permis de mettre la main sur plusieurs suspects liés à des enlèvements, des vols, des actes de banditisme et des cas de cultisme à travers l'État. Le commandant Adeleye a notamment rapporté un cas singulier d'auto-enlèvement, où le plaignant a été identifié comme complice après une enquête approfondie. Par ailleurs, la collaboration entre les forces de sécurité et les communautés locales, notamment les éleveurs et agriculteurs de la région d'Akoko, a permis de libérer deux jeunes garçons précédemment enlevés, tout en récupérant des équipements militaires saisis sur les suspects.
Responsabilisation des propriétaires et cadre légal
Face à ces constats, l'agence Amotekun a adressé une mise en garde formelle aux propriétaires immobiliers. Ces derniers sont désormais sommés de vérifier scrupuleusement l'identité et le statut migratoire de leurs locataires, sous peine d'être considérés comme complices des activités criminelles menées dans leurs propriétés. Le commandement a rappelé que l'agence, créée par la loi, agit en complément des forces de sécurité fédérales pour garantir la stabilité de la région, réfutant toute idée de conflit avec d'autres structures de sécurité locales.