L'Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif a officiellement présenté son initiative « Made for Palestine » lors de la 42e session du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale (COMCEC) de l'OCI à Istanbul. Ce projet ambitieux, intégré à la Vision 2030 de l'institution, vise à structurer un soutien durable au tissu économique palestinien en impliquant directement le secteur privé international.
Un mécanisme de solidarité commerciale
L'initiative « Made for Palestine » repose sur un modèle de contribution directe lié à l'activité commerciale. Les entreprises, coopératives et artisans, qu'ils soient situés dans le monde islamique ou au-delà, sont invités à reverser une partie de leurs revenus à l'Agence pour financer des programmes de développement à Al-Qods. Le dispositif se décline en deux axes : la commercialisation de produits arborant des symboles palestiniens homologués et l'engagement de marques à allouer une quote-part de leurs ventes aux projets de l'Agence. Pour garantir la transparence, une plateforme numérique dédiée permettra de labelliser les produits via des codes QR et de suivre en temps réel les flux financiers générés.
Accompagnement des start-up et des commerçants
Au-delà de cette nouvelle initiative, l'Agence intensifie son soutien opérationnel aux acteurs économiques locaux. En partenariat avec la Chambre de commerce et d'industrie arabe d'Al-Qods, elle déploie des programmes d'incubation ciblés. Entre 2025 et 2026, 34 start-up ont bénéficié de cet accompagnement, dont huit programmes d'accélération. Certains projets ont déjà franchi les frontières, s'implantant en Italie ou aux Émirats arabes unis. Par ailleurs, l'Agence facilite l'accès aux marchés internationaux, comme en témoigne la participation de six jeunes entreprises palestiniennes au salon GITEX Africa à Marrakech, offrant une vitrine essentielle pour attirer des investisseurs.
Renforcement des compétences et préservation du patrimoine
La stratégie de l'Agence intègre également un volet formation pour professionnaliser les acteurs locaux. Une centaine de commerçants ont été formés aux techniques d'import-export pour optimiser la gestion de leurs activités. Parallèlement, un programme de transmission de savoir-faire artisanal, encadré par des experts marocains, a été mis en place pour 38 stagiaires. Ce volet se concentre sur des métiers traditionnels tels que le tissage, la sculpture sur bois et le travail des métaux précieux, assurant ainsi la pérennité du patrimoine artisanal tout en renforçant l'employabilité des jeunes dans la Ville sainte. Ces efforts s'inscrivent dans une volonté plus large de dynamiser l'économie locale comme levier de stabilité sociale.