L'Afrique doit reprendre le contrôle de son destin, selon la vice-présidente ghanéenne Jane Naana Opoku-Agyemang

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
L'Afrique doit reprendre le contrôle de son destin, selon la vice-présidente ghanéenne Jane Naana Opoku-Agyemang

À Kigali, la vice-présidente ghanéenne Jane Naana Opoku-Agyemang a appelé les Africains à s’approprier pleinement leur développement et à façonner leurs propres récits, lors du premier forum *Africa Mindset Reset*.

Un plaidoyer pour l’autonomie africaine face aux défis du développement

Lors de l’inauguration du forum *Africa Mindset Reset* à Kigali, la vice-présidente du Ghana, Jane Naana Opoku-Agyemang, a souligné la nécessité pour l’Afrique de prendre en main son propre destin. Elle a rappelé que le Pan-Africanisme repose sur la conviction que les Africains peuvent collaborer pour déterminer leur avenir, une idée qu’elle juge toujours aussi cruciale aujourd’hui.

« Nous devons dépasser l’application de solutions conçues pour nous et construire plutôt les capacités, les institutions et l’expertise nécessaires pour résoudre nos propres défis », a-t-elle déclaré. Son intervention s’inscrit dans une volonté de réorienter les politiques africaines vers des solutions endogènes, plutôt que de dépendre de modèles imposés de l’extérieur.

Des discussions centrées sur l’histoire et les obstacles structurels

Le forum, organisé par l’*African School of Governance*, a réuni plusieurs personnalités africaines, dont le président rwandais Paul Kagame, l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn Boshe et l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Les échanges ont porté sur l’histoire du continent et les trajectoires possibles pour son développement.

Les participants ont également mis l’accent sur la nécessité de lever les goulots d’étranglement bureaucratiques qui freinent les progrès. L’objectif : des politiques et institutions mieux adaptées aux besoins des populations, en particulier celles qui ont été historiquement marginalisées. « Nous devons nous demander où l’Afrique devrait se situer, ce qu’il faudra pour y parvenir, et ce que chacun est prêt à faire pour rendre ce futur possible », a insisté Opoku-Agyemang.

L’éducation comme levier de transformation

La vice-présidente a insisté sur le rôle clé de l’éducation dans la préparation des jeunes générations. Selon elle, les systèmes éducatifs africains doivent aller au-delà de la simple participation des jeunes à l’avenir : ils doivent leur donner les connaissances, les compétences et la confiance nécessaires pour façonner activement ce futur.

Elle a également encouragé l’*African School of Governance* à investir dans des recherches ancrées dans les réalités africaines, afin de produire des solutions adaptées aux besoins spécifiques du continent. Une approche qui pourrait redéfinir la manière dont l’Afrique aborde ses défis structurels, de la gouvernance à l’inclusion sociale.

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