Le Conseil de sécurité des Nations Unies compte cinq membres permanents. Aucun n’est africain. Pourtant, le continent héberge plus de 55 États membres de l’ONU — soit plus du quart de l’assemblée générale. Cette injustice structurelle n’est pas nouvelle, mais elle est devenue insoutenable dans un monde où les crises africaines sont décidées à New York sans que l’Afrique y ait voix prépondérante.
La réforme du Conseil de sécurité : un combat de longue haleine
Depuis des décennies, l’Union africaine réclame deux sièges permanents au Conseil de sécurité. Le Consensus d’Ezulwini, adopté en 2005, pose cette revendication en termes clairs. Mais chaque fois que la question émerge, les grandes puissances évitent le sujet ou y répondent de manière dilatoire. Pourquoi ? Parce qu’un Conseil de sécurité avec une représentation africaine forte changerait fondamentalement les rapports de force sur les questions de maintien de la paix, de ressources naturelles et de sanctions.
Le problème vient aussi de l’Afrique elle-même
Il serait malhonête de ne pas mentionner les contradictions africaines. L’UA elle-même est divisée sur qui représenterait l’Afrique au Conseil : le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Éthiopie sont en compétition implicite pour ce rôle. Des rivalités régionales éclatent régulièrement à l’assemblée générale, affaiblissant la crédibilité des positions africaines. Pire : certains dirigeants africains s’alignent parfois sur les positions des grandes puissances en échange de financements ou de soutiens diplomatiques.
Ce qui est nécessaire : une diplomatie africaine unifiée
La solution passe par une réforme interne de l’UA : un représentant unique désigné par rotation pour porter la voix africaine sur les grandes questions multilatirales, un financement autonome de l’organisation (aujourd’hui encore dépendante de donateurs extérieurs), et une doctrine de non-ingérence repensée pour permettre une réponse africaine rapide aux crises. Quand l’Afrique parle d’une seule voix, le monde l’écoute. Quand elle est divisée, elle subit.
La réforme du Conseil de sécurité : un combat de longue haleine
Depuis des décennies, l’Union africaine réclame deux sièges permanents au Conseil de sécurité. Le Consensus d’Ezulwini, adopté en 2005, pose cette revendication en termes clairs. Mais chaque fois que la question émerge, les grandes puissances évitent le sujet ou y répondent de manière dilatoire. Pourquoi ? Parce qu’un Conseil de sécurité avec une représentation africaine forte changerait fondamentalement les rapports de force sur les questions de maintien de la paix, de ressources naturelles et de sanctions.
Le problème vient aussi de l’Afrique elle-même
Il serait malhonête de ne pas mentionner les contradictions africaines. L’UA elle-même est divisée sur qui représenterait l’Afrique au Conseil : le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Éthiopie sont en compétition implicite pour ce rôle. Des rivalités régionales éclatent régulièrement à l’assemblée générale, affaiblissant la crédibilité des positions africaines. Pire : certains dirigeants africains s’alignent parfois sur les positions des grandes puissances en échange de financements ou de soutiens diplomatiques.
Ce qui est nécessaire : une diplomatie africaine unifiée
La solution passe par une réforme interne de l’UA : un représentant unique désigné par rotation pour porter la voix africaine sur les grandes questions multilatirales, un financement autonome de l’organisation (aujourd’hui encore dépendante de donateurs extérieurs), et une doctrine de non-ingérence repensée pour permettre une réponse africaine rapide aux crises. Quand l’Afrique parle d’une seule voix, le monde l’écoute. Quand elle est divisée, elle subit.