L'administration Trump envisage de céder une portion du parc national de Yosemite à un promoteur privé

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
L'administration Trump envisage de céder une portion du parc national de Yosemite à un promoteur privé

L'administration américaine est au cœur d'une controverse après la révélation de discussions secrètes visant à céder une partie du parc national de Yosemite à un investisseur privé. Ce projet, qui permettrait de créer un accès routier privilégié vers une parcelle adjacente, soulève des inquiétudes majeures sur la préservation du domaine public et la gestion de la surfréquentation touristique.

Des négociations foncières sous haute tension

Le projet, à l'étude depuis plus d'un an par le National Park Service, concerne une bande de terre d'environ 400 mètres située au sein du célèbre parc californien. L'objectif serait de faciliter l'accès à un terrain privé de 34 hectares appartenant à la société Kingsbarn Realty Capital, basée au Nevada. En échange de cette emprise foncière, l'administration envisagerait de céder un terrain équivalent situé ailleurs en Californie. Le promoteur Jeff Pori cherche ainsi à connecter sa propriété aux axes principaux du parc, une manœuvre qui transformerait l'usage d'une zone protégée au profit d'un intérêt commercial privé.

Une levée de boucliers environnementale

La perspective de cette cession a provoqué une opposition frontale de la part des associations de défense de l'environnement et du parti Démocrate. Pour les experts, comme Mark Rose de la National Parks Conservation Association, cette opération constitue une atteinte directe au patrimoine collectif américain. Les critiques pointent également les risques liés à la pression humaine sur le site : Yosemite, qui a accueilli plus de 4,28 millions de visiteurs en 2025, fait déjà face à une crise de surfréquentation. L'ajout d'infrastructures privées en bordure du parc est perçu comme un facteur aggravant, d'autant plus que l'administration a récemment supprimé le système de régulation des véhicules.

Un précédent historique et une procédure incertaine

Face à la polémique, le ministère de l'Intérieur a confirmé l'existence de pourparlers tout en précisant qu'aucune décision définitive n'avait été actée. Le ministère assure qu'en cas de poursuite du projet, les procédures de transparence et de participation publique prévues par le droit fédéral seront respectées. Il convient toutefois de noter que ce projet de route n'est pas inédit : des tentatives similaires avaient été formellement rejetées par les administrations Bush et Obama par le passé. La vigilance reste donc de mise quant à l'issue de ces nouvelles tractations, alors que le statut de protection du parc, établi en 1864, est au centre des débats.

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