Le gouvernement de l'État d'Anambra a officiellement confirmé que des prélèvements sont effectués chaque mois sur ses allocations issues du Comité de répartition des comptes de la Fédération (FAAC) pour assurer le service de la dette contractée sous l'administration de l'ancien gouverneur Peter Obi. Cette déclaration intervient dans un contexte de vive controverse sur la gestion financière passée de l'État et la véracité des bilans présentés par l'ancien dirigeant.
Des prélèvements sur les ressources fédérales
Law Mefor, commissaire à l'Information et à la Réorientation des valeurs de l'État d'Anambra, a précisé que ces retenues financières sont destinées à rembourser huit facilités de crédit externes garanties par le gouvernement fédéral. Selon les autorités actuelles, le fait que ces prêts aient bénéficié d'une garantie souveraine ne les exonère en rien de leur obligation de remboursement. L'administration en place souligne que ces engagements financiers, évalués à environ 123 millions de dollars, continuent de peser sur les finances publiques de l'État.
Divergences sur l'héritage financier
La question centrale de ce débat porte sur la transparence des comptes laissés par Peter Obi lors de son départ en 2014. Alors que l'ancien gouverneur soutient n'avoir laissé aucune dette, impayé de salaire ou obligation contractuelle, le gouvernement actuel conteste fermement cette version. Law Mefor a insisté sur le fait que l'emprunt en soi n'est pas le sujet du litige, mais plutôt la contradiction entre les affirmations de Peter Obi et les données réelles issues du Bureau de gestion de la dette.
Le poids des engagements à long terme
Les autorités d'Anambra s'appuient sur les registres officiels pour affirmer que le solde impayé de ces facilités de crédit s'élevait à environ 127,4 milliards de nairas au 30 juin 2026. Pour le gouvernement actuel, cette situation illustre la responsabilité inhérente à chaque administration dans le choix de contracter ou non des prêts, citant en exemple la décision du gouverneur Chukwuma Soludo de ne pas participer à certains programmes de financement de la Banque mondiale. Peter Obi, de son côté, a mis au défi le gouvernement de produire des preuves tangibles de ces dettes, allant jusqu'à lier la poursuite de sa campagne présidentielle pour 2027 à la résolution de ce différend comptable.