L'African Democratic Congress (ADC) a officiellement inauguré un comité national de réconciliation et de paix visant à apaiser les tensions internes nées de ses récentes primaires. Cette initiative stratégique, portée par le président national du parti, David Mark, cherche à restaurer la cohésion des troupes en vue des échéances électorales de 2027.
Une médiation dirigée par des figures expérimentées
Pour mener à bien cette mission de pacification, la direction du parti a fait appel à des personnalités politiques chevronnées. Le comité est présidé par l'ancien sénateur Tunde Ogbeha, épaulé par l'ex-gouverneur de l'État d'Edo, Oserheimen Osunbor, qui occupe la vice-présidence. Cette équipe, composée également d'Ahmad Ajuji et de Musa Elayo, a pour mandat de dialoguer avec les candidats, les leaders et les militants afin d'identifier les griefs et de reconstruire la confiance au sein de la formation politique.
La gestion des frustrations post-primaires
David Mark a reconnu ouvertement que les processus de désignation des candidats avaient engendré des déceptions et des mécontentements. Selon lui, le défi majeur de l'ADC réside dans sa capacité à transformer ces divisions en une force collective. Le président du parti a insisté sur le fait que les candidats malheureux demeurent des atouts essentiels pour l'organisation, soulignant que la victoire aux primaires ne doit en aucun cas justifier l'exclusion ou la marginalisation des autres membres. Il a appelé les vainqueurs à faire preuve d'ouverture et les déçus à maintenir leur engagement envers le parti.
Un impératif de discipline pour 2027
L'enjeu pour l'ADC est de se présenter aux prochaines élections générales avec une structure disciplinée et unie. Le comité de réconciliation a reçu pour instruction d'agir avec neutralité, sincérité et confidentialité pour résoudre les litiges internes. De son côté, Tunde Ogbeha a souligné que la réussite de cette mission repose sur la capacité des membres à faire passer l'intérêt national et celui du parti avant les ambitions personnelles. Cette démarche marque une volonté claire de la direction de l'ADC de mettre fin aux dynamiques de sabotage interne pour se concentrer sur la crédibilité du parti auprès de l'électorat nigérian.