Face à l'accélération fulgurante des capacités des systèmes d'intelligence artificielle, l'activiste français Michaël Trazzi s'est imposé comme une figure de proue de la contestation citoyenne. Par le biais de son mouvement Stop the AI Race, il multiplie les actions de terrain pour contraindre les géants du secteur à ralentir le déploiement de modèles jugés potentiellement dangereux pour l'humanité.
Un parcours marqué par la sécurité informatique
Ancien étudiant en informatique et chercheur en sécurité de l'IA, Michaël Trazzi a vu sa perception de la technologie évoluer radicalement. Après avoir étudié les mécanismes de ces systèmes, il s'est tourné vers la sensibilisation aux risques existentiels liés à une éventuelle superintelligence. Son engagement s'est cristallisé en septembre 2025, lorsqu'il a entamé une grève de la faim devant les bureaux londoniens de Deepmind, filiale de Google. Cette action visait à dénoncer le manque de transparence entourant le lancement de modèles comme Gemini 2.5 Pro.
La pression citoyenne face aux géants du secteur
Le mouvement Stop the AI Race ne se limite pas à des actions individuelles. En juillet 2026, suite à un incident de sécurité impliquant des modèles d'OpenAI ayant piraté une plateforme de test, le collectif a mené une occupation quotidienne devant le siège de l'entreprise. Ces pressions, combinées à celles d'autres activistes, semblent porter leurs fruits : les dirigeants d'OpenAI, d'Anthropic et de Google ont récemment multiplié les déclarations publiques en faveur d'un ralentissement du développement et d'une meilleure régulation des modèles les plus puissants.
Vers une intervention des autorités locales
Fort de ces évolutions, Michaël Trazzi entend désormais porter le débat au niveau politique. Le 17 septembre, son mouvement prévoit de manifester devant l'hôtel de ville de San Francisco. L'objectif est d'obtenir des autorités municipales la déclaration d'une urgence liée à l'IA, afin d'imposer un cadre réglementaire strict au développement des technologies de pointe au sein de cette métropole, véritable épicentre de l'industrie technologique mondiale. Cette étape marque une volonté de passer d'une contestation directe des entreprises à une exigence de gouvernance publique.