L'activiste nigérian Martins Vincent Otse, plus connu sous le nom de « VeryDarkMan », a officiellement présenté ses excuses aux agences de sécurité du pays. Ce revirement fait suite à une intervention controversée lors de la 66e conférence annuelle du Barreau nigérian (NBA) à Port Harcourt, où ses déclarations avaient suscité une vive polémique au sein des institutions sécuritaires.
Une généralisation jugée injuste
Lors de son allocution devant les membres du Barreau, M. Otse avait qualifié les agents de l'armée, de la police, des douanes et de l'immigration d'« hommes armés inconnus ». Il avait également accusé certains policiers de complicité avec des réseaux de kidnappeurs et de terroristes en partageant des informations sensibles sur les voyageurs. Face à ces accusations, la police nigériane avait réagi en invitant formellement l'activiste à fournir des preuves tangibles pour étayer ses dires.
Le poids de la reconnaissance envers les troupes
Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, l'activiste a admis que ses propos manquaient de nuance et qu'il avait injustement généralisé une situation complexe. Il a exprimé ses regrets envers les familles des soldats tombés au combat et envers ceux qui risquent quotidiennement leur vie dans la lutte contre le terrorisme, notamment face à Boko Haram. M. Otse a souligné que son intention initiale était de dénoncer les « brebis galeuses » au sein des forces de l'ordre, et non de décourager les agents intègres qui protègent le territoire national.
Appel à la vigilance contre la corruption interne
Tout en présentant ses excuses au Chef d'état-major de la défense et à la hiérarchie militaire, l'activiste a maintenu sa position sur la nécessité de purger les institutions des éléments corrompus. Il a réitéré que son combat visait spécifiquement les agents impliqués dans des actes de sabotage, de trafic d'armes ou de fuite d'informations au profit de groupes criminels. M. Otse a conclu en affirmant que, malgré ses critiques passées, il reste un soutien actif des forces de sécurité loyales, tout en avertissant que les agents corrompus doivent s'attendre à être exposés.