La communauté hippique d'Accra a investi les rues de la capitale ghanéenne pour dénoncer la destruction, le 22 août 2026, de ses installations situées à Borteyman. Par cette mobilisation, les acteurs du secteur appellent le président John Mahama à faire respecter les accords fonciers liant l'État au club.
Une mobilisation pour la défense du patrimoine sportif
Le cortège, composé de jockeys, de propriétaires de chevaux et de membres de l'Accra Turf Club, a entamé sa marche depuis l'Independence Square. Ce mouvement de contestation a marqué plusieurs étapes symboliques, notamment le ministère des Sports, le ministère des Terres et des Ressources naturelles, ainsi que la Commission des terres, avant de converger vers la Jubilee House, le siège de la présidence. Les manifestants entendent ainsi interpeller les autorités sur les conditions opaques de l'évacuation du site de Borteyman, réalisée par des individus non identifiés sous protection armée.
Le respect des engagements fonciers en question
Au cœur du litige se trouve un accord d'échange de terres entre l'État et le club hippique. Les pétitionnaires soutiennent que le démantèlement de leurs infrastructures contrevient aux engagements pris par les autorités. En s'adressant au chef de l'État, le club invoque la nécessité d'une gestion transparente des biens publics, un principe régulièrement mis en avant par l'exécutif. Pour les membres de l'association, cette intervention présidentielle est indispensable pour garantir que la parole donnée par l'État soit honorée.
Un enjeu économique pour la filière hippique
Au-delà de la perte matérielle, le club souligne les conséquences sociales et économiques directes de cette expropriation. La destruction du site menace la pérennité des emplois et les moyens de subsistance de nombreux acteurs de la filière hippique locale. En remettant leur pétition à Nana Yaa Jantuah, collaboratrice à la présidence, les manifestants ont insisté sur l'urgence d'une résolution du conflit, rappelant que tout retard dans le traitement de ce dossier fragilise davantage la communauté. La présidence a, pour sa part, assuré de sa volonté d'examiner les préoccupations soulevées par les professionnels du secteur.