Le gouverneur de l'État nigérian de Yobe, Maï Mala Buni, a effectué une visite officielle à Kaya, dans la province tchadienne du Lac. Ce déplacement visait à évaluer les conditions de vie des ressortissants nigérians ayant trouvé refuge dans cette localité pour échapper à l'insécurité dans le nord-est du Nigéria.
Une immersion au cœur du site de Kaya
Situé à une dizaine de kilomètres à l'est de Bol, le site de Kaya héberge une population de réfugiés nigérians ayant fui les violences récurrentes dans leur pays d'origine. Accompagné par le général Saleh Haggar Tidjani, délégué général du gouvernement auprès de la province du Lac, ainsi que par des représentants des autorités civiles, militaires et humanitaires, Maï Mala Buni a pris le temps d'échanger directement avec les déplacés. Les discussions ont mis en lumière les besoins urgents de ces populations, notamment en matière d'accès aux services sociaux de base et de continuité de l'assistance humanitaire.
Le renforcement de la coopération transfrontalière
Au-delà de l'aspect humanitaire, cette mission souligne la volonté des autorités de Yobe et du Tchad de consolider leurs relations bilatérales. Le gouverneur nigérian a officiellement exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement tchadien pour l'hospitalité accordée à ses concitoyens. Il a plaidé pour une intensification des échanges entre Damaturu, capitale de l'État de Yobe, et Bol, afin de créer une synergie plus efficace face aux défis communs qui touchent les deux rives du bassin du Lac Tchad.
Un engagement commun face aux crises régionales
La visite s'est conclue par des gestes symboliques, marquant une volonté politique partagée de ne pas laisser les populations vulnérables isolées. En associant les acteurs militaires et humanitaires à ces échanges, les autorités nigérianes et tchadiennes affichent une approche coordonnée pour répondre aux enjeux sécuritaires et de développement qui fragilisent la zone. Cette démarche illustre la nécessité d'une solidarité régionale accrue pour stabiliser les communautés affectées par les déplacements forcés dans cette partie du continent.