L'absence de VAR lors des éliminatoires de la CAN souligne les disparités infrastructurelles du football africain

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
L'absence de VAR lors des éliminatoires de la CAN souligne les disparités infrastructurelles du football africain

La récente controverse arbitrale lors du match entre la Côte d’Ivoire et le Ghana a relancé le débat sur l'absence de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) durant les phases éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Si cette technologie est devenue la norme lors du tournoi final, son déploiement à grande échelle sur le continent se heurte à des obstacles structurels majeurs.

Un défi d'uniformité technique

L'impossibilité d'utiliser la VAR sur l'ensemble des rencontres qualificatives ne relève pas d'un choix délibéré de la Confédération Africaine de Football (CAF), mais d'une contrainte opérationnelle. Le déploiement de ce système exige une infrastructure rigoureuse : des systèmes de caméras haute performance, des réseaux de communication dédiés et la présence d'officiels spécifiquement formés. Garantir ces standards techniques sur la totalité des stades utilisés par les 54 associations membres s'avère, à ce jour, complexe.

La disparité des stades africains

Contrairement à la phase finale de la CAN, qui se concentre sur un nombre restreint d'enceintes homologuées, les éliminatoires se déroulent dans des stades aux niveaux d'équipement très hétérogènes. Bien que certains sites, comme le Stade de la Paix à Bouaké, soient techniquement aptes à accueillir la VAR, la CAF doit composer avec des venues ne répondant pas aux mêmes exigences de certification. Cette disparité crée une situation où l'application uniforme des règles d'arbitrage devient impossible.

Le risque d'une équité sportive compromise

Pour la CAF, l'enjeu principal demeure l'équité sportive. Introduire la VAR uniquement dans les stades les mieux équipés créerait une rupture d'égalité entre les sélections nationales, certaines bénéficiant d'une assistance vidéo et d'autres non, selon le lieu de la rencontre. Pour éviter de telles distorsions, l'instance dirigeante privilégie une approche prudente : tant que l'infrastructure nécessaire ne pourra pas être garantie de manière homogène sur l'ensemble du continent, le recours à la technologie restera limité aux phases finales des compétitions majeures.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.