Le candidat du Parti social-démocrate (SDP) à la présidentielle de 2027, Adewole Adebayo, fustige l’absence du président Bola Tinubu lors de la cérémonie de signature de l’accord de paix électoral, la qualifiant de « signal désastreux » pour les institutions nigérianes.
Un engagement électoral sous le signe de la légalité
Lors de la signature de l’accord de paix pour les élections de 2027, Adebayo a réaffirmé son engagement à respecter strictement les dispositions légales encadrant les campagnes : rejet des discours de haine, des fausses informations, des violences et des achats de voix. Il a souligné que ces principes, déjà au cœur de la stratégie du SDP, ne nécessitaient aucun engagement supplémentaire, mais simplement une application rigoureuse de la loi. « J’ai signé avec mon cœur, pas seulement de la main », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une justice électorale pour garantir la paix.
Tinubu, l’absence comme symbole d’un désengagement démocratique
Adebayo a vivement critiqué l’absence de Bola Tinubu à l’événement, malgré les assurances initiales de sa présence. Pour le candidat du SDP, cette dérobade envoie un message clair aux forces de sécurité et à la population : le président ne considère pas la paix électorale comme une priorité. Il a comparé cette situation à un contrat non valide, où le signataire principal délègue à un représentant sans pouvoir décisionnel réel. « Le secrétaire général du gouvernement fédéral n’est pas impliqué dans les élections », a-t-il ironisé, avant de qualifier le comportement de Tinubu de « mépris pour le processus démocratique ».
INEC sous pression : entre indépendance et ingérences politiques
Le candidat a pointé du doigt les entraves à l’autonomie de la Commission électorale indépendante (INEC), dont les fonds seraient bloqués par l’exécutif. Adebayo a rappelé que l’indépendance de l’institution est un pilier pour des élections libres et crédibles, condition sine qua non pour éviter les violences post-électorales. Il a également exigé la neutralité absolue des forces de sécurité (police, DSS, armée) lors des scrutins, dénonçant les interférences politiques observées lors des précédents scrutins. « Un président qui ne garantit pas la paix électorale trahit son serment constitutionnel », a-t-il affirmé.
Une vision alternative pour le Nigeria : justice sociale et stabilité
Adebayo a présenté le programme du SDP axé sur la lutte contre la pauvreté, l’insécurité et les inégalités, promettant une refonte des politiques publiques pour garantir l’accès aux soins, à l’éducation et à l’emploi. Il a appelé à une mobilisation citoyenne massive pour les élections, avec l’objectif de 85 à 90 millions de votants exprimant librement leur choix. « La paix ne viendra pas d’un comité, mais de la justice électorale », a-t-il conclu, soulignant que l’absence de Tinubu à l’accord de paix illustre un « échec moral » du leadership actuel.