Face à une demande croissante liée à son développement urbain et économique, la ville de Laâyoune s'apprête à franchir une nouvelle étape dans la sécurisation de son approvisionnement en eau. L'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) a engagé des études techniques pour l'ajout d'une troisième unité de dessalement, visant à accroître significativement la production locale.
Un gain de capacité pour sécuriser l'approvisionnement
Le système actuel de dessalement de Laâyoune repose sur deux stations totalisant une capacité de 600 litres par seconde. Le projet à l'étude prévoit l'installation d'une troisième unité utilisant la technologie de l'osmose inverse, avec une capacité indicative de 300 litres par seconde, soit environ 26 000 mètres cubes par jour. Si cette extension se concrétise, la capacité totale du système atteindrait 900 litres par seconde, renforçant ainsi la desserte en eau potable de la ville et de ses localités périphériques, notamment El Marsa, Foum El Oued et Tarouma.
Des infrastructures adaptées aux contraintes climatiques
Au-delà de la simple augmentation du volume produit, l'étude de faisabilité intègre une dimension technique rigoureuse. Elle porte sur l'évaluation des installations existantes, des réseaux de pompage et des infrastructures de stockage pour s'assurer de leur capacité à absorber ce surplus de production. Une attention particulière est portée aux conditions environnementales locales : les températures élevées, la salinité importante et les vents chargés de sable imposent des mesures spécifiques pour limiter la corrosion et l'érosion, garantissant ainsi la pérennité et l'efficacité opérationnelle des équipements sur le long terme.
L'eau comme levier de croissance économique
Pour les experts, cette montée en puissance dépasse le cadre du service public domestique. La disponibilité de l'eau est désormais perçue comme un pilier de l'infrastructure économique régionale. En sécurisant durablement cette ressource, Laâyoune se donne les moyens d'accompagner ses secteurs stratégiques, tels que l'industrie, la logistique et le portuaire. Cette dynamique vise à créer un environnement favorable aux investissements futurs, transformant la gestion de l'eau en un facteur déterminant pour la stabilité et l'attractivité économique de la région.