La zone de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a enregistré une progression de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,5 % au deuxième trimestre 2026. Cette légère accélération par rapport aux 0,4 % du trimestre précédent masque toutefois des disparités marquées et un essoufflement notable au sein des principales puissances économiques mondiales.
Le ralentissement marqué des économies du G7
Si la tendance globale est à la hausse, le groupe des sept pays les plus industrialisés (G7) affiche un ralentissement, avec une croissance tombée à 0,3 % contre 0,4 % au premier trimestre. Cette dynamique baissière touche cinq des sept membres. L'Allemagne et l'Italie voient leur croissance s'établir à 0,2 %, tandis que le Japon et le Royaume-Uni ralentissent respectivement à 0,3 % et 0,4 %. Les États-Unis, première économie mondiale, affichent également une décélération à 0,4 %.
Facteurs de décélération et disparités nationales
L'OCDE identifie des causes structurelles à ce ralentissement. Au Japon, la stagnation de la consommation privée couplée à un recul de l'investissement pèse sur l'activité. Au Royaume-Uni, ce sont la baisse de la consommation des ménages et celle des administrations publiques qui freinent la dynamique. Aux États-Unis, le repli est principalement attribué à une moindre performance des exportations et à une réduction des stocks. À l'opposé, certains pays se distinguent par une reprise ou une accélération : le Canada affiche une progression de 0,8 % après une croissance nulle au trimestre précédent, tandis que la France renoue avec une croissance positive de 0,2 % après une contraction initiale.
Performances contrastées au sein de l'OCDE
Au-delà du G7, la situation reste hétérogène parmi les trente pays ayant communiqué leurs données. L'Irlande se place en tête avec une croissance trimestrielle robuste de 3,9 %. À l'inverse, trois pays — l'Autriche, la Belgique et le Chili — ont connu une stagnation totale de leur PIB sur la période. En glissement annuel, la zone OCDE affiche une croissance de 2,3 %, une progression par rapport aux 1,7 % enregistrés au premier trimestre, illustrant une résilience globale malgré les difficultés conjoncturelles observées dans les grandes économies développées.