La zone de santé de Kibua, située dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, traverse une crise sanitaire marquée par une recrudescence du choléra. Depuis le mois de mars 2026, les autorités sanitaires ont comptabilisé 393 cas confirmés, entraînant un bilan humain lourd de 29 décès, soit un taux de létalité global de 7,38 %.
Le foyer critique de Mwitwa
L'analyse des données épidémiologiques au 2 novembre 2026 révèle une disparité géographique marquée dans la propagation de la maladie. L'aire de santé de Mwitwa se distingue comme l'épicentre de l'épidémie, concentrant à elle seule 149 cas et 16 décès. Cette zone affiche un taux de mortalité particulièrement alarmant de 10,74 %, représentant plus de la moitié des décès enregistrés sur l'ensemble du territoire de Kibua.
Une propagation inégale dans les aires de santé
Au-delà de Mwitwa, la situation demeure préoccupante dans plusieurs autres localités. Les aires de Ngenge et Ntoto totalisent respectivement 78 et 54 cas, avec des taux de mortalité s'élevant à 5,13 % et 7,41 %. Les zones de Kilungu et Kishanga rapportent également des chiffres significatifs, avec des taux de létalité atteignant 9,68 % pour Kishanga. À l'inverse, les aires de Karambi et Langira, bien que touchées par le virus, ne déplorent aucun décès parmi leurs 36 cas cumulés.
Priorités pour la riposte sanitaire
Face à cette dynamique épidémique, les autorités insistent sur l'urgence de renforcer les mesures de prévention au sein des communautés. La stratégie de riposte repose sur trois piliers : l'amélioration de l'accès à l'eau potable, le renforcement des pratiques d'hygiène — notamment le lavage des mains — et la sensibilisation aux gestes d'assainissement. Un enjeu majeur reste la rapidité de la prise en charge médicale : les populations sont vivement encouragées à se rendre dans les structures de santé dès l'apparition de symptômes tels que des vomissements ou des diarrhées aqueuses abondantes pour limiter les risques de complications fatales.