Une inspection technique menée par le Commandement régional des sapeurs-pompiers du Grand Accra a révélé une défaillance critique des infrastructures de lutte contre les incendies dans le quartier administratif de la capitale. Sur une trentaine de bornes d'incendie contrôlées au sein de l'enclave des ministères, seulement cinq sont pleinement opérationnelles, exposant les institutions étatiques à une vulnérabilité majeure en cas de sinistre.
Un état des lieux alarmant pour la sécurité publique
L'opération, conduite en partenariat avec Ghana Water Limited, visait à préparer les services de secours à la saison des incendies. Le bilan est préoccupant : outre les cinq bornes fonctionnelles, deux présentent une pression d'eau insuffisante pour une intervention efficace, tandis que les vingt-trois autres sont totalement hors d'usage. Ce déficit structurel concerne des sites stratégiques, notamment les ministères des Transports, des Finances, de l'Énergie, ainsi que des entités comme l'Autorité des intérêts et de la gouvernance de l'État (SIGA) et le complexe judiciaire.
L'absence d'équipements au sein des administrations
L'audit a également mis en lumière des lacunes dans la planification sécuritaire de certains bâtiments officiels. Le département du Contrôleur et du Comptable général (CAGD) ne dispose d'aucune borne d'incendie sur son site. Face à ce constat, le responsable régional des pompiers, ACFO II Rashid Nisawu, a exhorté la direction de l'institution à collaborer étroitement avec les services techniques pour procéder à l'installation d'équipements conformes aux normes de sécurité.
Vers une remise en état des réseaux d'urgence
Cette campagne d'inspection s'inscrit dans une démarche proactive visant à restaurer la capacité opérationnelle des réseaux d'eau dédiés aux secours. L'enjeu est de taille : la remise en état de ces infrastructures est jugée indispensable pour garantir une réponse rapide et efficace des pompiers, afin de protéger les vies humaines et les actifs immobiliers de l'État. La poursuite de ce programme de réparation est désormais une priorité pour renforcer la résilience du quartier administratif face aux risques d'incendie.