La filière viande de Labé sort d'une période de fortes tensions marquées par un bras de fer entre les autorités locales et les professionnels du secteur. Un compromis a été trouvé, actant une révision du prix du kilogramme de viande pour garantir la reprise de l'approvisionnement dans la ville.
Le blocage autour du prix de 50 000 francs
La crise a débuté lorsque les bouchers de Labé ont refusé d'honorer un engagement pris précédemment, qui prévoyait de fixer le prix du kilogramme de viande à 50 000 francs guinéens à compter du 1er août. Le gouverneur de la région, le colonel Boundouka Condé, a souligné que ce non-respect des engagements faisait suite à une période de spéculation déjà observée durant le mois de Ramadan. Pour contraindre les acteurs à respecter la parole donnée, le maire de la commune urbaine avait ordonné la fermeture temporaire de la boucherie centrale.
La prise en compte des contraintes logistiques
La fermeture de l'infrastructure centrale a forcé la reprise du dialogue. Lors des nouvelles concertations, les bouchers ont mis en avant les réalités économiques de leur métier, notamment le coût d'achat élevé du bétail et les frais logistiques engendrés par les déplacements nécessaires dans les sous-préfectures environnantes pour s'approvisionner. Ces échanges ont permis aux autorités de passer d'une logique de contrainte administrative à une approche plus pragmatique, visant à comprendre les structures de coûts réelles des professionnels.
Un nouveau tarif de 60 000 francs guinéens
Au terme de ces discussions, les bouchers ont proposé un tarif révisé à 60 000 francs guinéens le kilogramme. Cette proposition a été acceptée par l'autorité régionale, qui a choisi de valider ce nouveau prix pour mettre fin à la crise. Avec cette décision, les autorités de Labé espèrent normaliser la commercialisation de la viande et stabiliser durablement les relations avec les acteurs de la filière, tout en assurant la disponibilité du produit pour les consommateurs locaux.