La ville de Bawku, longtemps marquée par des tensions récurrentes, enregistre une période de 150 jours sans aucun tir signalé. Cette accalmie, confirmée par le ministre de l'Intérieur Mubarak Mohammed Muntaka, témoigne de l'efficacité des opérations de sécurisation et des efforts de médiation déployés dans la région.
Allègement des mesures restrictives
L'amélioration de la situation sécuritaire a permis aux autorités de réduire significativement la portée du couvre-feu, désormais fixé de 22 heures à 5 heures du matin. Cette mesure marque un changement notable par rapport aux périodes précédentes, où les restrictions s'étendaient de 18 heures à 6 heures, voire de 16 heures à 6 heures lors des pics de violence. Parallèlement, l'interdiction de circuler à moto, en vigueur depuis près de cinq ans, a été levée pour permettre les déplacements entre 6 heures et 18 heures.
Une stratégie combinant sécurité et médiation
Le ministre a souligné que le retour au calme est le fruit d'une approche hybride, associant des interventions des forces de sécurité à des processus de médiation, notamment via le Conseil national pour la paix. Cette stratégie a permis de contenir les violences qui, en 2025, s'étaient propagées au-delà de Bawku vers des localités comme Binduri, Nalerigu et Walewale, touchant même les axes routiers et les établissements scolaires.
Vers une normalisation totale
Le gouvernement évalue actuellement la situation pour déterminer la pertinence d'une levée complète des dernières mesures restrictives. Le ministre de l'Intérieur a exprimé un optimisme prudent, notant une tendance nationale à la baisse des zones sous couvre-feu, passées de onze au début de l'année 2025 à trois seulement à ce jour. Si le défi de la criminalité demeure une préoccupation constante, les autorités affirment que le climat sécuritaire global au Ghana est nettement plus stable qu'il ne l'était l'année précédente, permettant aux citoyens de reprendre leurs activités quotidiennes avec davantage de sérénité.