La vice-chancelière de l'Université du Ghana presse l'État d'activer le Fonds national de la recherche

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
La vice-chancelière de l'Université du Ghana presse l'État d'activer le Fonds national de la recherche

La vice-chancelière de l'Université du Ghana, la professeure Nana Aba Appiah Amfo, a lancé un appel urgent pour accélérer l'opérationnalisation du Fonds national de la recherche. Malgré un cadre législatif adopté il y a plus de six ans, ce mécanisme financier crucial pour le développement scientifique et technologique du pays peine encore à délivrer ses premiers soutiens aux chercheurs.

Un décalage entre la loi et l'application

Le Fonds national de la recherche, instauré par la loi de 2020 (Act 1056), est censé constituer le pilier du financement de l'innovation au Ghana. Bien que des étapes administratives significatives aient été franchies, notamment l'inauguration du conseil d'administration en juin 2025 et le lancement officiel du Fonds en juin 2026, les chercheurs attendent toujours de pouvoir accéder aux ressources promises. Pour la professeure Appiah Amfo, il est impératif que les engagements politiques se traduisent désormais par des opportunités concrètes sur le terrain.

Stratégies de financement et engagement étudiant

Face à cette attente, l'Université du Ghana multiplie les initiatives pour pallier le manque de fonds publics. L'institution s'appuie sur son propre fonds de recherche dédié aux étudiants de troisième cycle, ainsi que sur des partenariats stratégiques avec des organisations internationales telles que la Fondation Mastercard, Wellcome et l'Union européenne. La vice-chancelière insiste toutefois sur la nécessité d'impliquer davantage les étudiants de premier cycle dans les projets de recherche, les encourageant à collaborer étroitement avec le corps professoral pour renforcer leurs compétences.

Le rôle moteur de la diaspora

Lors d'une table ronde organisée le 6 octobre 2026 à l'Université Johns Hopkins aux États-Unis, la question de la collaboration internationale a été placée au cœur des débats. La professeure Appiah Amfo a exhorté les chercheurs et professionnels ghanéens établis à l'étranger à maintenir des liens étroits avec les institutions nationales. L'enjeu est de mobiliser l'expertise acquise à l'international pour nourrir le développement local, en rappelant que la réussite académique et professionnelle ne doit pas être limitée par des frontières géographiques.

Un impératif de développement national

La rencontre, qui réunissait des universitaires et des membres de la diaspora, a souligné l'importance de bâtir des réseaux solides pour transformer les opportunités mondiales en impact local. La mise en œuvre effective du Fonds national de la recherche demeure, selon les intervenants, l'étape indispensable pour structurer durablement cet écosystème et permettre au Ghana de valoriser pleinement son capital intellectuel, tant sur le territoire qu'à travers sa diaspora.

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