La verrerie Duralex entame une nouvelle phase de restructuration sous l'égide de l'entrepreneur Cédric Meston

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
La verrerie Duralex entame une nouvelle phase de restructuration sous l'égide de l'entrepreneur Cédric Meston

La célèbre verrerie française Duralex, en redressement judiciaire depuis juin 2026, vient d'être reprise par l'entrepreneur Cédric Meston. Ce projet de relance, soutenu par un plan de financement de 16 millions d'euros, permet de préserver 155 des 220 emplois actuels sur le site historique de La Chapelle-Saint-Mesmin.

Un plan de reprise soutenu par des fonds publics et privés

Le tribunal de commerce d'Orléans a tranché en faveur de la proposition portée par Cédric Meston, écartant ainsi l'offre concurrente de l'industriel Carlesimo. Le montage financier repose sur une enveloppe globale de 16 millions d'euros, incluant six millions d'euros de soutiens publics sous forme de prêts de l'État et des collectivités locales. Le projet bénéficie également de l'appui de Xavier Niel, PDG de Free, via sa holding NJJ Capital, marquant une implication notable du secteur privé dans ce sauvetage industriel.

Stratégie de modernisation et transition énergétique

Pour assurer la pérennité de l'entreprise, le nouveau repreneur mise sur une refonte opérationnelle. La stratégie prévoit un redimensionnement de la production en adéquation avec les volumes de ventes réels, ainsi qu'un renouvellement des gammes de produits pour mieux capter les attentes actuelles des consommateurs. Un enjeu majeur réside dans la maîtrise des coûts énergétiques, qui représentent aujourd'hui 20 % du chiffre d'affaires. À ce titre, la décarbonation du site est érigée en priorité, avec l'objectif d'électrifier le four industriel d'ici 2029 pour remplacer la technologie actuelle au gaz.

Le défi de la pérennité après une série de crises

Cette reprise intervient après une période d'instabilité chronique, marquée par cinq placements en redressement judiciaire en vingt ans. L'échec récent de la tentative de gestion sous forme de Société coopérative et participative (Scop), initiée en 2024, souligne la difficulté pour cette icône industrielle de s'adapter aux évolutions du marché. Sous la direction de la nouvelle directrice générale Silham El Kasmi, l'entreprise devra réussir sa transformation pour mettre fin à un déclin amorcé dès les années 1970, alors que ses effectifs sont passés de 1 500 collaborateurs au milieu du siècle dernier à 155 aujourd'hui.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.