La TVA de 20 % sur les services numériques transfrontaliers soulève des accusations d’injustice envers la diaspora ghanéenne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
La TVA de 20 % sur les services numériques transfrontaliers soulève des accusations d’injustice envers la diaspora ghanéenne

Le député de Tano North, Dr Gideon Boako, a dénoncé sur Facebook la mise en place d’une TVA de 20 % sur les transactions numériques transfrontalières, affirmant que la mesure crée une inégalité entre les Ghanéens vivant à l’étranger et certains étrangers résidant au Ghana.

Une taxe qui s’applique aux achats digitaux depuis l’étranger

Le gouvernement ghanéen a récemment élargi le champ d’application de la TVA aux services numériques fournis par des entreprises étrangères, même lorsque le consommateur se trouve hors du territoire national. Selon le texte de Boako, les étudiants ghanéens inscrits dans des universités au Royaume-Uni ou aux États-Unis pourraient se voir facturer la TVA lorsqu’ils utilisent la carte bancaire de leurs parents ghanéens pour acquérir ces services, bien que la consommation se fasse à l’étranger.

Le député met en garde contre un fardeau supplémentaire pour la diaspora

Dans son message du 16 octobre 2026, le parlementaire a souligné que de nombreux jeunes Ghanéens, qui financent leurs études à l’étranger grâce aux comptes familiaux, seraient directement touchés par la nouvelle imposition. Il a rappelé que ces étudiants n’ont pas la capacité de choisir un mode de paiement différent, ce qui les expose à une charge fiscale supplémentaire alors même qu’ils ne bénéficient pas des services sur le sol ghanéen.

Une possible exemption pour les résidents étrangers

Boako a illustré son propos en évoquant un scénario hypothétique où un diplomate britannique ou américain, installé au Ghana, achèterait des services numériques en utilisant une carte bancaire émise par son pays d’origine. Dans ce cas, le même achat serait exempté de la TVA, selon le député, créant ainsi une différence de traitement entre les Ghanéens à l’étranger et les étrangers vivant au Ghana. Cette asymétrie, selon lui, « punirait les Ghanéens vivant à l’étranger tout en laissant les étrangers résider au Ghana sans taxe ».

Enjeux pour la politique fiscale ghanéenne

Le débat soulevé par le député s’inscrit dans un contexte plus large de modernisation de la fiscalité africaine, où plusieurs pays cherchent à taxer les services numériques afin de compenser la perte de recettes liée à la digitalisation de l’économie. Toutefois, la critique de Boako rappelle que la mise en œuvre de telles mesures doit tenir compte des spécificités de la diaspora, qui représente une source importante de devises et de compétences pour le pays. La question de l’équité fiscale pourrait donc influencer les ajustements futurs de la législation ou déclencher des discussions au sein du Parlement ghanéen.

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