La transition en Guinée-Bissau sous tension après des rumeurs de mécontentement au sein de la garde présidentielle

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
La transition en Guinée-Bissau sous tension après des rumeurs de mécontentement au sein de la garde présidentielle

La capitale bissau-guinéenne a été le théâtre d'une vive inquiétude ce mardi 29 septembre, suite à des rumeurs faisant état de tensions au sein de la garde présidentielle. Alors que le pays se prépare à des échéances électorales cruciales, cet épisode souligne la fragilité de l'appareil sécuritaire dans un contexte de transition militaire.

Des mouvements internes sous surveillance

L'agitation a pris racine sur les réseaux sociaux, évoquant un désaccord profond au sein de la garde présidentielle lié à la mutation de certains éléments vers d'autres unités militaires. Selon ces informations non confirmées officiellement, plusieurs militaires et officiers auraient été désarmés et placés sous contrôle au siège de l'état-major. Le ministère de l'Intérieur, par la voix de son porte-parole Agostinho Tonecas Djata, a tenté de désamorcer la situation en qualifiant ces mouvements de banals au sein des corps habillés, tout en appelant la population au calme face à ce qu'il décrit comme une situation sous contrôle.

L'ombre du retour d'Umaro Sissoco Embalo

Ces remous surviennent dans un climat politique particulièrement sensible, marqué par l'annonce du retour prochain de l'ancien président Umaro Sissoco Embalo. Renversé en novembre 2025, ce dernier avait quitté le pays pour le Sénégal puis Brazzaville. Le pouvoir est actuellement exercé par le général Horta N'Tam, un officier autrefois proche de l'ex-président. La perspective d'un retour de l'ancien chef de l'État au sein d'un pays dirigé par une junte militaire fait craindre une réactivation des lignes de fracture au sein de l'armée, pilier central de la stabilité actuelle.

Un calendrier électoral sous pression

La nervosité observée à Bissau est amplifiée par l'approche du 6 décembre 2026, date fixée pour les élections présidentielle et législatives. Ce scrutin, censé marquer le retour à l'ordre constitutionnel, fait l'objet d'une surveillance étroite de la part de la CEDEAO, dont les médiateurs avaient insisté sur la nécessité d'une transition transparente et la libération des opposants politiques. La charte de transition interdit formellement au général Horta N'Tam de briguer la présidence. Dans un pays marqué par une longue tradition d'instabilité politique et de coups d'État, la capacité de la junte à maintenir la cohésion des forces armées jusqu'au scrutin demeure l'enjeu majeur des prochains mois.

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