L'enquête judiciaire sur les conditions de l'élection à la présidence de la Fédération sénégalaise de football (FSF) franchit une étape décisive. La Sûreté urbaine de Dakar a entamé une série d'auditions visant à faire la lumière sur des accusations de corruption électorale impliquant le président de l'instance et plusieurs de ses collaborateurs.
Le lancement des investigations policières
Après une période d'instruction silencieuse faisant suite au soit-transmis du Parquet daté du 1er septembre 2025, les enquêteurs de la Sûreté urbaine passent à l'action. Cette phase marque le début des confrontations et de la collecte de témoignages directs. Moustapha Bitéye est le premier protagoniste convoqué pour être entendu par les services de police dès le début de la semaine prochaine.
Les protagonistes visés par la plainte
La procédure judiciaire repose sur une plainte déposée par Mamadou Kandji. Ce dernier accuse nommément le président de la FSF, Abdoulaye Fall, ainsi qu'Elimane Lam, Moussa Mbaye, Moustapha Bitéye et Ndiambé Diop. Les griefs formulés portent sur des pratiques présumées d'achat de voix et l'octroi de promesses d'avantages indus en marge du processus électoral ayant conduit à la désignation des instances dirigeantes du football sénégalais.
Le calendrier des auditions à venir
Si Moustapha Bitéye ouvre le bal des auditions, le président Abdoulaye Fall est également attendu par les enquêteurs. Bien que ce dernier se trouve actuellement hors de Dakar, les services de police ont signifié la nécessité de sa comparution. L'objectif de la Sûreté urbaine est d'entendre l'ensemble des personnes citées afin de confronter les versions des faits et d'établir la matérialité des agissements dénoncés.
L'issue de la procédure judiciaire
À l'issue de cette série d'auditions, le dossier complet sera transmis au Parquet. Il appartiendra alors aux autorités judiciaires de déterminer si les éléments recueillis justifient des poursuites pénales ou si la procédure doit être classée. Pour l'heure, les accusations portées contre les dirigeants de la FSF demeurent au stade d'allégations, et la présomption d'innocence prévaut tant que l'enquête n'a pas abouti à des conclusions formelles.