Dès le 1er septembre, la Société de transport de Montréal (STM) appliquera strictement l’interdiction des prières sur ses lieux de travail, conformément à la loi québécoise sur la laïcité. Une décision qui suscite des réactions parmi les employés, tout en maintenant l’accès à des espaces dédiés à la détente.
Une interdiction encadrée par la loi québécoise
À partir de mardi, les employés de la STM ne pourront plus prier sur leurs lieux de travail, une mesure imposée par l’entrée en vigueur de certaines dispositions de la Loi sur le renforcement de la laïcité. Cette loi interdit toute « pratique religieuse » dans les organismes publics, définie comme « toute action pouvant raisonnablement constituer la manifestation d’une conviction religieuse ». Seuls les signes religieux portés restent autorisés, tandis que les pratiques culturelles des Premières Nations et des Inuits sont exemptées.
Des salles de ressourcement maintenues, mais sous surveillance
Malgré cette interdiction, les salles de ressourcement aménagées dans plusieurs garages de la STM resteront accessibles. Initialement créées pour répondre à la demande d’employés souhaitant prier dans des espaces sécurisés, ces locaux étaient surtout utilisés par des travailleurs de confession musulmane. Désormais, ils pourront servir à d’autres activités comme la méditation ou le yoga, bien que la STM se réserve le droit de les fermer en cas de besoin. Des affiches rappelleront l’interdiction de prier dans ces espaces.
Réactions et gestion des tensions internes
La STM a informé ses employés de ce changement par un message interne, reconnaissant que certains pourraient être « déçus ou attristés ». Les gestionnaires sont invités à aborder le sujet avec les équipes pour apaiser les tensions. Cette mesure s’inscrit dans un contexte où la multiplication des salles de ressourcement avait déjà suscité des débats parmi le personnel, certains craignant une polarisation accrue. La société de transport justifie cette décision par la nécessité de respecter la nouvelle réglementation, tout en maintenant un dialogue avec ses employés.