La Société nationale immobilière démantèle un vaste réseau de ventes foncières illicites à Essassa

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
La Société nationale immobilière démantèle un vaste réseau de ventes foncières illicites à Essassa

La Société nationale immobilière (SNI) du Gabon a mis en lumière l'ampleur d'un vaste marché foncier informel situé à Essassa, en périphérie de Libreville. Selon les autorités, plus de 5 000 transactions illicites auraient été conclues pour un montant total dépassant les 20 milliards de FCFA, impliquant une centaine de vendeurs non autorisés.

Une industrie foncière parallèle

Le directeur général de la SNI, Jean-Pierre Ondounda, qualifie la situation d'« industrie » de la vente illicite. Malgré des campagnes de sensibilisation menées depuis 2018, des parcelles situées sur un site couvert par un titre foncier appartenant à la SNI ont été cédées à des particuliers via des transactions informelles, souvent formalisées par de simples documents sans valeur juridique. Au-delà de la spéculation foncière, le site aurait également fait l'objet d'une exploitation non autorisée de ressources naturelles, notamment de latérite et de bois, décrite par la direction comme une véritable « mine d'or » convoitée par des acteurs privés.

Processus de régularisation pour les occupants

Face à cette situation, la SNI a choisi une approche de régularisation plutôt que l'expulsion systématique. Entre 1 500 et 2 000 personnes ayant déjà érigé des constructions sur le site sont éligibles à un processus de mise en conformité. Cette mesure permet aux occupants de sécuriser leur cadre bâti moyennant des frais fixés à 600 000 FCFA pour les surfaces allant jusqu'à 2 000 m², et 1,2 million de FCFA pour celles atteignant 5 000 m².

Vers une sécurisation du foncier

Pour assainir durablement le secteur, la SNI propose désormais des parcelles aménagées et sécurisées, commercialisées au tarif de 5 500 FCFA le mètre carré, soit 2,75 millions de FCFA pour un terrain standard de 500 m². Cette stratégie vise à mettre fin aux pratiques opaques qui ont prévalu pendant des années. L'enjeu majeur reste désormais la résolution des contentieux entre les acheteurs floués et les vendeurs illicites, ces derniers étant désormais exposés à des poursuites visant le remboursement des sommes indûment perçues.

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