La société minière KIAKA SA a officiellement lancé la deuxième édition de son programme de formation professionnelle destiné à 180 jeunes et femmes dans la province du Zoundwéogo. Cette initiative, intégrée au Programme de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS), vise à doter les bénéficiaires de compétences techniques immédiatement exploitables sur le marché du travail local.
Un programme axé sur la diversification des compétences
Le dispositif cible des résidents des communes de Gogo, Niaogho, Béguédo, Boussouma et Garango. Répartis entre les régions du Nakambé et du Nazinon, les 180 apprenants, dont 70 femmes, seront formés sur une période de trois mois. Le cursus couvre 21 métiers jugés porteurs par les organisateurs, allant de l'agro-sylvo-pastoral à la maintenance, en passant par le bâtiment, l'artisanat et les services. L'objectif affiché est de favoriser aussi bien l'accès à l'emploi salarié que le développement de projets d'auto-entrepreneuriat.
Une collaboration entre acteurs publics et privés
La mise en œuvre de ce projet repose sur un partenariat entre la société minière et le Centre de Formation CFPEM-SST. Lors de la cérémonie de lancement à Gogo, le Haut-Commissaire de la province du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, a souligné l'importance de cette synergie pour le développement local. Les autorités administratives ont insisté sur la nécessité pour les bénéficiaires de faire preuve de rigueur, rappelant que la maîtrise d'un métier constitue un capital essentiel pour l'autonomie économique des populations rurales.
Répondre aux défis de l'insertion locale
Pour les élus locaux, à l'instar du Président de la Délégation spéciale de Gogo, Issa Tiendrebeogo, ce programme constitue une réponse directe aux difficultés d'accès à une formation qualifiante dans la zone. En ciblant des secteurs variés, KIAKA SA cherche à ancrer son action dans les besoins réels du tissu économique régional. Cette deuxième édition marque une volonté de pérenniser l'accompagnement des jeunes vers une insertion durable, en misant sur la transmission de savoir-faire techniques adaptés aux réalités du terrain burkinabè.