La société civile nigériane exige le retrait des ministres de la Défense des instances politiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
La société civile nigériane exige le retrait des ministres de la Défense des instances politiques

Face à la recrudescence des violences et des enlèvements à travers le pays, l'association Human Rights Writers Association of Nigeria (HURIWA) a formellement demandé au ministre de la Défense, Christopher Musa, et au ministre d'État, Bello Mohammed Matawalle, de quitter le conseil de campagne du président Bola Ahmed Tinubu. Cette requête vise à garantir une concentration totale des responsables sur leurs missions régaliennes de protection des populations et de lutte contre le terrorisme.

Une priorité nationale face aux impératifs politiques

Pour HURIWA, la participation active de ces deux hauts responsables aux activités partisanes envoie un signal contradictoire quant aux priorités réelles du gouvernement. L'organisation souligne que, dans un contexte marqué par des attaques récurrentes, la supervision des efforts de contre-terrorisme et le renforcement des capacités militaires doivent primer sur toute autre considération électorale. L'association insiste sur le fait que la sécurité des citoyens ne doit pas être subordonnée aux calculs politiques.

L'urgence de la crise sécuritaire dans les États

Cet appel intervient alors que des incidents graves continuent d'être signalés, notamment l'enlèvement présumé de fidèles dans le village de Dekara, dans l'État du Niger. HURIWA a exprimé sa vive préoccupation face à la circulation de vidéos montrant des centaines de personnes captives, tout en appelant les autorités fédérales et locales à procéder aux vérifications officielles nécessaires. L'organisation exhorte le gouvernement à intensifier les opérations de sauvetage dans les zones les plus touchées, telles que le Borno, le Niger et le Kogi.

Exigences pour une meilleure protection des populations

Au-delà de la question des ministres, HURIWA formule des recommandations concrètes pour restaurer la confiance dans les institutions sécuritaires. L'association réclame une amélioration significative du renseignement et une meilleure coordination entre les agences de sécurité pour protéger les lieux vulnérables, comme les écoles et les lieux de culte. Elle critique également le manque de communication officielle envers les familles des victimes, déplorant que ces dernières soient contraintes de se fier à des informations non vérifiées sur les réseaux sociaux.

La nécessité d'une réponse impartiale

L'organisation réaffirme que la lutte contre le banditisme et le terrorisme doit rester strictement apolitique. Elle condamne fermement les violences ciblant les civils, indépendamment de leur appartenance religieuse ou ethnique, et appelle à une identification systématique des auteurs de ces crimes. En exigeant que la protection des vies humaines soit placée au-dessus de tout intérêt partisan, HURIWA place le gouvernement face à ses responsabilités constitutionnelles dans un climat national particulièrement tendu.

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