Face à la multiplication des braquages et des vols à main armée dans le territoire de Kasongo, dans la province du Maniema, la société civile Forces vives a officiellement interpellé les autorités locales. À travers une marche pacifique organisée le 5 septembre, les représentants de la population ont réclamé des mesures concrètes pour restaurer l'ordre public et garantir la sécurité des citoyens.
Un appel à l'intensification des dispositifs sécuritaires
La mobilisation des Forces vives de Kasongo souligne une demande prioritaire : le renforcement du maillage sécuritaire sur le terrain. Les acteurs de la société civile estiment que la présence policière actuelle doit être accrue pour dissuader les auteurs de ces actes criminels. Ce plaidoyer, formalisé dans un mémorandum remis aux autorités, vise à obtenir une réponse institutionnelle plus robuste face à l'insécurité persistante qui affecte le quotidien des habitants de la région.
L'exigence d'une justice exhaustive
Au-delà de la sécurisation physique des zones touchées, la société civile insiste sur la nécessité de poursuivre et d'approfondir les enquêtes judiciaires en cours. Ndombe Mwilongo Baby, porte-parole de la structure, a précisé que l'objectif est de démanteler les réseaux criminels dans leur intégralité. Si les efforts de la justice militaire et des instances provinciales sont reconnus, la société civile réclame désormais l'identification systématique des complices, au-delà des seuls exécutants directs des braquages.
La reddition de comptes comme levier de stabilité
La démarche des Forces vives s'inscrit dans une volonté de voir les auteurs de ces crimes répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. En demandant que chaque suspect identifié soit traduit en justice, la société civile cherche à mettre fin à un sentiment d'impunité qui pourrait alimenter la récurrence des vols à main armée. Cette pression citoyenne place les autorités locales et provinciales face à l'urgence de consolider l'État de droit dans le Maniema pour prévenir de nouveaux troubles à l'ordre public.