Une formation cruciale pour les acteurs locaux de Beni : renforcer la riposte contre Ebola en s’appuyant sur les communautés. Des leaders communautaires, des responsables religieux et des tradipraticiens du territoire de Beni (Nord-Kivu) ont été formés mercredi à la lutte contre la maladie à virus Ebola, dans le cadre d’un atelier organisé par une ONG locale et l’UNICEF. L’objectif ? Sensibiliser les populations, lutter contre les rumeurs et faciliter la collaboration entre les équipes médicales et les habitants.
Une mobilisation des acteurs locaux pour briser les barrières de la méfiance
L’atelier, piloté par l’ONG Sauver les Communautés en Conflits en partenariat avec l’UNICEF, a réuni des représentants de la société civile, des leaders communautaires et des tradipraticiens. Ces acteurs, souvent en première ligne dans les zones touchées par Ebola, jouent un rôle clé pour rétablir la confiance entre les communautés et les équipes de riposte. Leur mission : démanteler les fausses informations, combattre la stigmatisation des malades et des soignants, et inciter les jeunes à ne pas entraver les interventions médicales.
John Banyene : « La vérité comme arme contre la désinformation »
Le président provincial de la société civile du Nord-Kivu, John Banyene, a souligné l’importance de cette formation. Pour lui, les animateurs communautaires doivent incarner une source fiable d’information, en relayant uniquement des messages vérifiés. « Nous devons aller dire la vérité et rien que la vérité auprès des communautés, et sensibiliser surtout les jeunes qui veulent se constituer en obstacles aux équipes de riposte », a-t-il insisté. Cette approche vise à réduire les résistances locales, souvent alimentées par des rumeurs ou des craintes infondées.
Une stratégie intégrée pour une riposte plus efficace
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à impliquer davantage les communautés dans la lutte contre Ebola. En renforçant le dialogue entre les habitants et les équipes médicales, les organisateurs espèrent améliorer l’adhésion aux mesures de prévention et de traitement. L’enjeu est double : accélérer la détection des cas et limiter la propagation du virus, tout en protégeant les soignants des violences ou des rejets parfois observés dans les zones de conflit.