La sécurité des patients atteints de maladies chroniques exige une vigilance médicale continue

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
La sécurité des patients atteints de maladies chroniques exige une vigilance médicale continue

Face à la montée en puissance des maladies non transmissibles (MNT) telles que le diabète, l'hypertension ou les pathologies cardiovasculaires, la sécurité des soins doit être repensée comme un processus global. Le Dr Arthur Sackeyfio, chef du département d'orthopédie de l'hôpital FOCOS à Accra, souligne que la prise en charge de ces affections chroniques nécessite une vigilance accrue à chaque étape du parcours patient, du diagnostic initial jusqu'au suivi post-hospitalisation.

Une coordination transversale indispensable

La gestion des MNT implique une multitude d'intervenants, des laboratoires aux services d'imagerie en passant par les pharmacies. Selon le Dr Sackeyfio, chaque transition entre ces services représente un point critique où la sécurité peut être renforcée ou, au contraire, compromise. Il préconise une communication fluide et une documentation rigoureuse pour éviter les erreurs. Cette responsabilité ne doit pas être isolée au sein d'un seul service, mais partagée par l'ensemble du personnel, incluant les équipes administratives et de soutien, afin de prévenir les risques évitables.

Le patient comme acteur de sa propre sécurité

L'approche préconisée par l'hôpital FOCOS place le patient au centre du dispositif de soins. Loin d'être un simple récepteur, le patient est encouragé à devenir un partenaire actif. Cette implication passe par une meilleure compréhension de sa pathologie et des traitements associés. En posant des questions et en participant aux décisions cliniques, le patient devient un rempart supplémentaire contre les erreurs médicales, renforçant ainsi l'efficacité globale du parcours de soin.

Vers une culture de l'apprentissage institutionnel

Pour transformer durablement les pratiques, le Dr Sackeyfio insiste sur l'importance de l'analyse des données de qualité, telles que les rapports d'incidents et les retours d'expérience. Il appelle les institutions de santé à instaurer un climat de confiance où le personnel peut signaler les risques sans crainte de sanctions. Plutôt que de chercher des responsables en cas d'erreur, les établissements devraient privilégier l'apprentissage systémique. Cette démarche, qui intègre également la prévention par l'éducation à la santé et le dépistage régulier, vise à faire de la sécurité des patients une pratique quotidienne plutôt qu'une simple célébration annuelle.

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