La section de Lagos du parti au pouvoir conteste la légitimité de la candidature d'Atiku Abubakar pour 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
La section de Lagos du parti au pouvoir conteste la légitimité de la candidature d'Atiku Abubakar pour 2027

La section de l'État de Lagos du All Progressives Congress (APC) a vivement réagi à l'annonce de la candidature d'Atiku Abubakar pour l'élection présidentielle nigériane de 2027. Le parti au pouvoir qualifie cette démarche de « tentative désespérée » et exhorte l'électorat à privilégier l'examen des bilans politiques plutôt que les ambitions personnelles.

Une remise en question du bilan et de la stratégie

Seye Oladejo, secrétaire à la publicité de l'APC à Lagos, a souligné que la candidature de l'ancien vice-président doit être évaluée à l'aune de son mandat exercé entre 1999 et 2007. Le parti a notamment rappelé les critiques formulées par l'ancien président Olusegun Obasanjo à l'égard de son ex-adjoint, suggérant que ces antécédents devraient peser dans le choix des électeurs. L'APC a également critiqué le recours à des cabinets de lobbying basés aux États-Unis, y voyant une manœuvre cosmétique destinée à redorer une image publique en vue du scrutin.

Divergences sur la politique économique

Le débat s'est cristallisé autour de la proposition d'Atiku Abubakar de rétablir la subvention sur les carburants. L'APC a dénoncé ce qu'il considère comme un revirement par rapport aux positions tenues lors de la campagne de 2023. Le parti au pouvoir a mis au défi l'ancien vice-président de détailler les implications budgétaires, les mécanismes de financement et les garanties anti-corruption d'une telle mesure, arguant que le simple changement d'étiquette politique ne constitue pas une alternative crédible en matière de gouvernance.

Appel à la vigilance des électeurs

Face aux manœuvres de l'opposition, incluant des rumeurs d'alliances politiques avec d'anciens ministres, l'APC de Lagos appelle les citoyens nigérians à une vigilance accrue. Le parti insiste sur la nécessité de exiger des propositions politiques concrètes et chiffrées plutôt que de se laisser convaincre par une rhétorique populiste. Pour le parti au pouvoir, la présidence de la République ne doit pas être perçue comme une récompense pour la longévité politique, mais comme une fonction exigeant une vision claire et une capacité de gestion démontrée.

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