La section régionale de l'Association des journalistes ghanéens (GJA) dans l'Ashanti a officiellement lancé l'édition 2025 de ses prix d'excellence médiatique à Kumasi. Cette initiative vise à valoriser le travail des professionnels locaux tout en réaffirmant l'importance de la rigueur déontologique dans un paysage informationnel en pleine mutation.
Un impératif de crédibilité face à l'intelligence artificielle
Le thème retenu pour cette édition, « Célébrer l'excellence, défendre la crédibilité : le journalisme à l'ère de l'IA », souligne les défis actuels de la profession. Kofi Adu Domfeh, président du chapitre régional, a insisté sur la nécessité pour les journalistes de renforcer la vérification des faits, l'équité et l'équilibre dans leurs reportages. Face à la prolifération des deepfakes et de la désinformation, le professionnalisme est présenté comme le rempart indispensable pour maintenir la confiance du public.
Une reconnaissance étendue aux secteurs clés
Le comité d'organisation a dévoilé une structure de prix couvrant une grande diversité de domaines d'intérêt public. Les catégories ouvertes à la compétition incluent notamment la santé, l'éducation, l'agriculture, les sciences, l'environnement et le changement climatique, ainsi que les arts, le tourisme et le sport. Cette sélection témoigne d'une volonté de mettre en lumière des reportages de fond et des documentaires qui traitent des enjeux structurels du développement régional.
Processus de sélection et gouvernance
La gestion de cette édition repose sur une gouvernance axée sur la transparence et la responsabilité. Un jury composé de cinq experts a été constitué pour évaluer les candidatures selon des critères stricts de vérification. Isaac Justice Bediako, président du comité des prix, a précisé que le processus de nomination a été modernisé pour garantir une sélection rigoureuse. Les professionnels des médias sont invités à soumettre leurs travaux avant la cérémonie de remise des prix, prévue pour la première semaine d'octobre.
Renforcer la cohésion de la communauté médiatique
Au-delà de la remise des distinctions, l'événement se veut un catalyseur pour la résilience du secteur. Eunice Attakorah Manu, responsable des femmes journalistes de la région, a appelé à une participation active de l'ensemble des acteurs pour consolider un écosystème médiatique unifié. Cette dynamique collective est perçue par la direction de la GJA comme le moyen le plus efficace pour assurer l'indépendance et la pérennité des médias dans la région Ashanti.