La branche de l'All Progressives Congress (APC) dans l'État d'Osun a officiellement rejeté la liste du conseil de campagne présidentiel (PCC) publiée récemment. Cette contestation, portée par le secrétaire à la publicité du parti, Wole Adunola, souligne des manquements graves aux procédures internes et une mise à l'écart injustifiée de membres statutaires du comité exécutif de l'État.
Des manquements aux procédures internes
Le cœur de la discorde réside dans l'exclusion de plusieurs membres du State Working Committee, qui auraient dû siéger d'office au sein du conseil selon les directives du parti. Pour la direction locale de l'APC, cette composition unilatérale témoigne d'un défaut de consultation et d'un mépris pour les structures de gouvernance établies. Le parti insiste sur le fait qu'une campagne électorale efficace ne peut se construire sans l'implication directe des parties prenantes légitimes et le respect des hiérarchies organisationnelles.
Confusion autour de la structure de campagne
La direction de l'APC à Osun pointe également une incohérence majeure concernant la coordination des opérations. Le parti s'interroge sur la coexistence de cette nouvelle liste avec l'équipe de campagne déjà mise en place sous la direction du gouverneur Ademola Adeleke. Les responsables locaux suggèrent que la liste publiée pourrait avoir été initialement conçue pour un conseil de campagne parlementaire, et non présidentiel, ce qui créerait une duplication des responsabilités et des frictions inutiles au sein de l'appareil politique.
Exigence d'une révision immédiate
Face à ces tensions, l'APC d'Osun appelle à une révision urgente de la liste. Wole Adunola a plaidé pour des consultations immédiates impliquant des figures clés, dont le secrétaire national du parti, le sénateur Surajudeen Basiru, et le directeur général de la campagne au niveau de l'État. Bien que le chapitre local réaffirme son soutien indéfectible à la réélection du président Bola Tinubu, il prévient que la loyauté partisane ne saurait justifier le maintien de décisions qui risquent de diviser les troupes et d'affaiblir la dynamique électorale sur le terrain.