La Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria a officiellement mis en garde les investisseurs contre les activités de la plateforme en ligne WayvePay. Le régulateur souligne que cette entité ne dispose d'aucune autorisation légale pour solliciter des fonds ou opérer sur le marché financier national.
Une absence totale d'agrément
Dans un communiqué publié ce vendredi, la SEC a clarifié le statut juridique de WayvePay, qualifiant ses activités de suspectes. L'autorité de régulation précise que la plateforme, qui déploie ses services via un site web, une application mobile et divers réseaux sociaux, n'est pas enregistrée auprès de ses services. Par conséquent, toute interaction financière avec cette entité s'effectue en dehors du cadre légal nigérian, exposant les citoyens à des risques élevés de fraude et de perte totale de capital.
La recrudescence des systèmes d'investissement non régulés
Cette mise en garde s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue face à la multiplication des structures d'investissement illégales. Le régulateur a récemment ciblé d'autres entités, notamment Gvest Global et ses filiales associées, pour des pratiques s'apparentant à des systèmes de Ponzi. Ces structures utilisent massivement les forums en ligne et les réseaux sociaux pour attirer des investisseurs, en présentant des caractéristiques de fonctionnement qui alertent les autorités sur la viabilité et l'honnêteté de leurs modèles économiques.
Les recommandations de prudence pour les investisseurs
La SEC exhorte le public à faire preuve d'une extrême prudence et à ne pas engager de fonds auprès de représentants de sociétés non identifiées. Pour limiter les risques, le régulateur rappelle aux investisseurs l'importance de vérifier systématiquement le statut d'enregistrement de toute entreprise proposant des opportunités financières. Cette vérification doit impérativement passer par les portails officiels de la Commission avant toute transaction. En cas de non-respect de ces précautions, la SEC souligne que les investisseurs agissent à leurs propres risques, sans possibilité de recours auprès des instances de régulation du marché des capitaux.