Au terme de son 46e sommet tenu à Durban, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a réitéré son soutien au processus de transition malgache. Cette caution régionale est toutefois assortie d'exigences strictes en matière de gouvernance inclusive, de respect des droits humains et de redevabilité pour assurer un retour pérenne à l'ordre constitutionnel.
Un cadre exigeant pour la transition
Si l'organisation régionale salue les efforts de médiation menés par son Comité des sages, elle insiste sur la nécessité de préserver un climat d'apaisement politique. La SADC conditionne la poursuite de son accompagnement au respect rigoureux des principes démocratiques. Pour les autorités de la transition, cet appui est perçu comme une marque de confiance nécessaire pour mener le pays jusqu'aux prochaines échéances électorales, tout en évitant les tensions qui ont marqué les précédentes étapes du dialogue national.
L'enjeu de l'inclusivité politique
La notion de « gouvernance inclusive » mise en avant par la SADC constitue le point névralgique des discussions actuelles à Antananarivo. Loin de se résumer à un simple partage de postes au sommet de l'État, cette recommandation suggère une implication plus large des forces politiques et des composantes de la société civile dans la définition du futur cadre institutionnel. Cet impératif d'ouverture vise à garantir que le processus de Refondation bénéficie d'une légitimité suffisante pour prévenir toute nouvelle crise post-électorale.
La lecture des autorités malgaches
Le colonel Michaël Randrianirina, chef de l'État, a accueilli favorablement les conclusions de ce sommet, y voyant une évolution positive par rapport aux positions plus fermes adoptées lors des précédentes rencontres régionales. Tout en minimisant les débats sémantiques sur les termes du communiqué, le pouvoir en place souligne sa volonté de s'inscrire dans le cadre tracé par la SADC. L'enjeu pour l'exécutif est désormais de traduire ces recommandations internationales en actes concrets, en favorisant le dialogue avec les différentes parties prenantes pour stabiliser le pays avant le retour aux urnes.