La Russie a signé des accords avec huit États africains pour installer de nouvelles Maisons russes, élargissant ainsi son réseau culturel déjà présent sur le continent. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de renforcement de l’influence russe, à un moment où l’influence occidentale se retire de plusieurs pays sahéliens.
Des accords signés avec huit pays africains
Le 9 septembre 2026, l’agence de diplomatie culturelle Rossotrudnitchestvo a officialisé des conventions avec des partenaires locaux au Kenya, en Sierra Leone, à Madagascar, au Mali, au Togo, à Sao Tomé-et-Principe, en République démocratique du Congo et au Sénégal. Avant cette vague, cinq accords similaires avaient été conclus en 2024, portant le nombre total de structures russes en Afrique à neuf.
Fonctionnement et missions des nouvelles Maisons russes
Les futurs centres ne seront pas construits de zéro ; ils seront rattachés à des organisations déjà actives sur le terrain, qui recevront le label russe et seront placées sous la supervision de Moscou. Leur mandat officiel consiste à promouvoir la langue, les sciences, les arts et les valeurs russes, à travers des cours de langue, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales.
Un déploiement culturel au cœur d’une stratégie géopolitique
L’expansion des Maisons russes s’accompagne d’autres leviers d’influence. La Russie a offert près de 4 800 bourses universitaires aux étudiants africains pour l’année académique 2025‑2026, contre environ 5 000 l’an précédent. Deux sommets Russie‑Afrique ont été organisés, à Sotchi en 2019 et à Saint‑Pétersbourg en 2023, renforçant les liens politiques et économiques. Sur le plan religieux, l’exarchat orthodoxe créé en 2021 a vu ses paroisses passer de quatre en 2019 à plus de 350 en 2025, témoignant d’une présence spirituelle croissante.
Calendrier d’ouverture et incertitudes
Aucun délai précis n’a été communiqué pour l’inauguration des huit nouvelles Maisons russes. Leur mise en place dépendra de la finalisation des accords locaux et de la capacité de Moscou à mobiliser les ressources nécessaires, dans un contexte où la concurrence culturelle internationale se redessine.