Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez accuse Moscou et Jérusalem d’avoir alimenté la crise migratoire à Ceuta par une campagne de désinformation. Une affirmation catégoriquement rejetée par la Russie et Israël, qui dénoncent des « mensonges flagrants ».
Sánchez pointe du doigt des réseaux russes et israéliens
Lors d’un entretien à la radio espagnole Cadena SER, Pedro Sánchez a affirmé que l’afflux massif de migrants à Ceuta fin juillet 2026 avait été « alimenté par de la désinformation diffusée par des réseaux russes et israéliens ». Selon lui, ces campagnes auraient contribué à exacerber la pression migratoire sur l’enclave espagnole. Une déclaration qui a immédiatement suscité des réactions vives de la part des deux pays concernés.
Moscou dément toute implication dans la crise
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a balayé ces accusations lors d’une conférence de presse. « La Russie n’a rien à voir avec la crise migratoire à Ceuta », a-t-il déclaré, qualifiant les propos de Sánchez de « sans fondement ». Cette réponse s’inscrit dans une stratégie plus large de Moscou pour rejeter toute responsabilité dans des crises internationales où son rôle est évoqué, notamment en matière de désinformation.
Israël contre-attaque : « Sánchez ment effrontément »
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a réagi avec virulence sur le réseau social X. Dans un message publié le jour même, il a accusé le Premier ministre espagnol de « recourir au mensonge » en pointant du doigt Israël. « C’est un mensonge flagrant », a-t-il insisté, soulignant que les accusations de Sánchez relevaient d’une « stratégie de diversion » pour masquer les responsabilités réelles de l’Espagne dans la gestion de la crise.
Un bras de fer diplomatique aux enjeux géopolitiques
Cette polémique illustre les tensions croissantes entre l’Espagne et deux puissances régionales, la Russie et Israël, autour de la question migratoire. Si les faits concrets de l’afflux de migrants à Ceuta restent à éclaircir, l’échange révèle surtout une bataille d’influence où désinformation et accusations mutuelles deviennent des armes politiques. Une dynamique qui pourrait peser sur les relations diplomatiques dans les semaines à venir, alors que l’Espagne cherche à mobiliser une réponse européenne coordonnée.