Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que l'adhésion de l'Algérie et de l'Iran au pacte de défense de La Mecque serait bien accueillie par Moscou. Ce pacte, signé en août 2026, prévoit une défense collective entre les pays signataires.
Un accord de défense collective
Le pacte de La Mecque, signé par l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, stipule qu'une attaque contre l'un des pays membres sera considérée comme une attaque contre tous. Cet accord s'inspire du principe de défense collective de l'Alliance atlantique. Les trois pays fondateurs ont laissé la porte ouverte à d'autres États, y compris ceux en dehors du Golfe.
Relations historiques et stratégiques
La Russie et l'Algérie entretiennent des relations anciennes, remontant à la guerre d'indépendance algérienne, où Moscou avait soutenu le Front de libération nationale. L'Algérie a été le premier pays africain à signer un partenariat stratégique avec la Russie en 2001. Les deux pays sont des partenaires clés dans les domaines énergétique et commercial en Afrique.
La relation entre la Russie et l'Iran, quant à elle, s'est renforcée ces dernières années, notamment sur le plan militaire et sécuritaire, dans le contexte du conflit en Ukraine. Un accord de partenariat stratégique entre les deux pays a été signé en 2024, mettant l'accent sur la défense et la lutte antiterroriste.
Aucune réaction officielle des pays concernés
Pour l'instant, ni l'Algérie ni l'Iran n'ont réagi officiellement aux propos de Lavrov. L'Algérie, qui a toujours privilégié le non-alignement, n'a pas d'alliance de défense formelle comparable au pacte de La Mecque. La position de l'Iran reste incertaine en raison des tensions persistantes avec l'Arabie saoudite et des divergences sur des dossiers régionaux.
Bien que les déclarations de Lavrov soient présentées comme des hypothèses, elles soulignent l'intérêt de la Russie pour une expansion du pacte de La Mecque, qui pourrait avoir des implications géopolitiques importantes dans la région.