Moscou accuse les candidats à la présidentielle française de 2027 de brandir la « menace russe » comme un argument de campagne, tout en niant catégoriquement les allégations d’ingérences étrangères portées par Paris.
Une contre-attaque russe face aux accusations françaises
La diplomatie russe a vivement réagi mardi 24 août 2026 aux accusations d’ingérences étrangères formulées par les autorités françaises. Selon Moscou, les candidats à l’élection présidentielle de 2027 instrumentalisent la « menace russe » pour se démarquer, transformant cette rhétorique en un élément central de leur programme politique. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié ces allégations de « dépourvues de preuve » et de « infondées », tout en soulignant que cette stratégie n’était « pas surprenante ».
Viginum alerte sur des opérations de désinformation ciblant Attal
Le service français Viginum, chargé de la lutte contre les ingérences numériques, a révélé la semaine dernière une série d’opérations de désinformation attribuées à des réseaux prorusses. Ces campagnes, visant notamment l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, s’inscrivent dans le mode opératoire « Matriochka », actif depuis 2023. Ce réseau diffuse de faux contenus coordonnés sur les réseaux sociaux, avec pour objectif de déstabiliser les candidats pro-ukrainiens. Depuis début août, au moins quatre opérations de ce type ont été recensées, poussant Attal à déposer plainte.
Glucksmann et Philippe également dans le viseur
Outre Gabriel Attal, d’autres figures politiques françaises ont été ciblées par ces campagnes. Raphaël Glucksmann, candidat déclaré, ainsi qu’Edouard Philippe, ancien Premier ministre, figurent parmi les personnalités visées. Tous deux, comme la majorité des candidats, affichent un soutien marqué à l’Ukraine depuis le début de l’offensive russe en 2022. Les opérations de désinformation, bien que coordonnées, semblent avoir eu un impact limité en termes de viralité sur les réseaux sociaux, selon les autorités françaises.
Un jeu d’influence qui dépasse le cadre électoral
Cette escalade des tensions intervient dans un contexte où la France, comme d’autres pays européens, renforce ses dispositifs de protection contre les ingérences étrangères. Les accusations russes, bien que rejetées, soulèvent des questions sur la stratégie de communication des candidats et l’efficacité des contre-mesures françaises. Si les opérations de désinformation peinent à influencer l’opinion publique, leur persistance interroge sur la capacité des institutions à anticiper et contrer ces menaces dans la durée.