Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a vivement critiqué la politique étrangère des États-Unis. Il a dénoncé la détention de l'ancien couple présidentiel vénézuélien et l'opération ayant conduit à la mort du guide suprême iranien, y voyant une violation grave des normes internationales.
L'exigence de libération pour Nicolás Maduro
Sergueï Lavrov a formellement réclamé la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Arrêtés au Venezuela puis déportés aux États-Unis en janvier dernier, ils sont actuellement détenus sans jugement sur le sol américain. Pour le chef de la diplomatie russe, cette situation constitue une entorse aux principes fondamentaux du droit international, notamment en ce qui concerne l'immunité diplomatique dont devraient bénéficier les plus hauts responsables d'un État souverain. Moscou qualifie cette détention d'acte illégitime et exige que de telles pratiques cessent.
La condamnation de l'élimination d'Ali Khamenei
Le ministre russe a également fustigé l'opération militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël à Téhéran le 28 février dernier, qui a entraîné la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que de plusieurs membres de sa famille. Sergueï Lavrov a qualifié cette frappe ciblée de « manifestation inadmissible de dictat par la force ». Cet événement a marqué un tournant politique majeur en Iran, avec la succession de Mojtaba Khamenei, le fils du défunt dirigeant, à la tête de l'État depuis le mois de mars.
Un plaidoyer pour le respect de la souveraineté
À travers ces deux dossiers, la Russie cherche à souligner ce qu'elle considère comme une dérive des États-Unis dans l'usage de la force et l'application de leur juridiction à l'échelle mondiale. En portant ces accusations devant l'Assemblée générale des Nations Unies, Moscou tente de mobiliser la communauté internationale autour de la question de l'immunité des dirigeants et de la légalité des interventions ciblées. Ces déclarations illustrent la persistance de tensions diplomatiques profondes entre les puissances mondiales concernant la gestion des crises politiques et sécuritaires au Venezuela et au Moyen-Orient.