La route N'Djamena-Dandi, un cauchemar quotidien pour les voyageurs tchadiens

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 11 lectures
La route N'Djamena-Dandi, un cauchemar quotidien pour les voyageurs tchadiens

Un trajet autrefois fluide devenu un parcours semé d’embûches : les usagers de la route N'Djamena-Dandi dénoncent une dégradation alarmante de cet axe stratégique, avec des conséquences dramatiques sur la santé et l’économie locale.

Des heures perdues, des vies en danger

Ce qui prenait autrefois une heure et demie s’étire désormais sur plus de cinq heures. Les malades en urgence médicale, les commerçants et les familles subissent quotidiennement les conséquences d’une chaussée défoncée, transformant un trajet routier en épreuve physique et psychologique. Les retards dans les évacuations sanitaires aggravent les risques pour les patients, tandis que les véhicules, malmenés par les nids-de-poule, s’immobilisent fréquemment, aggravant les embouteillages.

L’économie locale asphyxiée par l’état des routes

Les commerçants de la région paient un lourd tribut. Les cargaisons de poissons frais et de denrées périssables, acheminées depuis Dandi et Karal, arrivent souvent avariées ou avec plusieurs heures de retard. Les coûts de réparation des camions et les pertes commerciales s’accumulent, fragilisant davantage les acteurs économiques locaux. Sans compter l’impact sur les prix des matériaux de construction, dont le transport dépend largement de cet axe.

Un axe vital ignoré par les pouvoirs publics

Pourtant, la route N'Djamena-Dandi n’est pas une simple voie secondaire : elle relie la capitale aux zones d’extraction de graviers et constitue un corridor essentiel pour l’approvisionnement de N'Djamena. Son état actuel, qualifié de « piège dangereux » par les riverains, reflète selon eux l’absence de volonté politique pour réhabiliter cet itinéraire. Les appels à l’intervention des autorités, lancés à plusieurs reprises, restent sans réponse concrète, alimentant la frustration des populations.

Que faire face à cette crise silencieuse ?

Les solutions envisagées par les usagers incluent une réhabilitation urgente de la chaussée, avec des matériaux adaptés aux conditions climatiques locales, ainsi qu’un renforcement des contrôles sur la qualité des travaux. Certains suggèrent également la mise en place d’un système de signalement des dégradations pour une maintenance réactive. Mais sans engagement ferme des autorités, ces mesures risquent de rester lettre morte, laissant les Tchadiens face à un problème aux conséquences de plus en plus lourdes.

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