La riposte contre Ebola en RDC s'adapte face à une situation sanitaire contrastée entre l'Ituri et le Nord-Kivu

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 100 lectures
La riposte contre Ebola en RDC s'adapte face à une situation sanitaire contrastée entre l'Ituri et le Nord-Kivu

La lutte contre l'épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo traverse une phase charnière marquée par des dynamiques régionales divergentes. Tandis que l'Ituri enregistre une stabilisation encourageante, le Nord-Kivu demeure un foyer actif nécessitant une adaptation constante des dispositifs de prise en charge sanitaire.

Une accalmie sous surveillance en Ituri

Au 22 août 2026, le bilan global de l'épidémie s'établit à 5 514 cas confirmés et 2 642 décès. L'Ituri, autrefois épicentre, affiche un signal positif avec 21 jours sans nouveau cas confirmé. Cette avancée est soutenue par la finalisation de nouvelles infrastructures de traitement à Bunia, Rwampara et Mongbwalu, réalisées avec le concours de l'OMS et d'organisations humanitaires comme Alima et International Medical Corps. La sortie de sept patients guéris des centres de soins locaux renforce l'espoir d'une maîtrise de la propagation dans cette zone.

Stratégie de proximité et soins intégrés à Beni

Dans le Nord-Kivu, où le virus continue de circuler avec 714 cas confirmés et 490 décès recensés, l'approche opérationnelle évolue. Médecins Sans Frontières (MSF) a déployé un nouveau centre de traitement à Beni tout en intégrant la prise en charge des pathologies courantes, telles que le paludisme, au sein de quatre structures de santé locales : Kanzulinzuli, Malepe, Madrandele et Kasabinyole. Cette stratégie vise à briser le cycle de la méfiance et des rumeurs qui éloigne les populations des centres de soins, garantissant ainsi un accès continu aux services essentiels, y compris la santé sexuelle et reproductive.

L'adhésion communautaire comme levier de survie

Les acteurs de la riposte soulignent que la réussite de l'intervention ne repose pas uniquement sur les capacités médicales, mais sur l'implication active des populations. Le Dr Richard Kitenge, responsable de la riposte, insiste sur le fait que le respect des mesures de prévention et la transparence sur l'état des malades sont cruciaux pour assurer la traçabilité des contacts. De son côté, Albert Stern, coordinateur des urgences chez MSF, rappelle que la peur de la stigmatisation ou des fausses informations retarde souvent les consultations, réduisant drastiquement les chances de survie des patients. La surveillance épidémiologique et la lutte contre la désinformation restent, à ce jour, les piliers indispensables pour interrompre durablement les chaînes de transmission sur le territoire.

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