La République démocratique du Congo enregistre une inflexion positive dans la lutte contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. Si les autorités sanitaires saluent une baisse significative des nouvelles contaminations quotidiennes, la mobilisation reste totale pour endiguer les foyers persistants.
Une décrue confirmée par les indicateurs épidémiologiques
Après avoir atteint un pic critique à la mi-août, la courbe de transmission montre des signes de recul. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba Mulamba, a confirmé une diminution du nombre de nouveaux cas quotidiens, passant d'environ 120 au plus fort de la crise à près de 80 actuellement. Cette tendance est corroborée par la situation dans les zones de santé : sur les 62 zones touchées, dix n'ont rapporté aucune nouvelle contamination depuis plus de 22 jours, dont six ont franchi le seuil des 42 jours sans cas, un indicateur clé pour déclarer la fin d'une chaîne de transmission.
L'efficacité de la stratégie de riposte nationale
Pour les autorités, ces résultats valident la pertinence des mesures déployées sur le terrain. La stratégie actuelle, axée sur une surveillance épidémiologique rigoureuse et une prise en charge systématique des patients, porte ses premiers fruits. Le suivi des contacts, pilier de la lutte contre la propagation du virus, atteint désormais un taux de 88 %. À ce jour, le bilan global fait état de 7 200 cas confirmés, avec 1 712 guérisons enregistrées et un taux de létalité stabilisé à 48,3 %.
Le maintien d'une vigilance sanitaire stricte
Malgré ces avancées, le gouvernement refuse tout relâchement. La persistance de l'épidémie, qui touche encore sept provinces, impose de maintenir une pression constante sur les zones à risque. L'apparition récente d'un foyer dans la zone de santé de Bulu, au Sud-Ubangi, illustre la fragilité de la situation. Actuellement, 923 patients sont toujours pris en charge dans des structures d'isolement ou hospitalières. Le ministère de la Santé insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts de surveillance, particulièrement dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu, jusqu'à l'interruption complète de la circulation du virus sur l'ensemble du territoire national.