La République centrafricaine suspend l'exploitation d'une mine d'or après un effondrement meurtrier

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 42 lectures
La République centrafricaine suspend l'exploitation d'une mine d'or après un effondrement meurtrier

Le gouvernement de la République centrafricaine a ordonné la suspension immédiate des activités sur le site minier artisanal de Zamboye, situé près de la frontière camerounaise. Cette décision fait suite à un effondrement dévastateur survenu mardi, dont le bilan officiel s'établit à 49 victimes, bien que les opérations de secours se poursuivent pour établir le décompte définitif.

Un bilan humain multinational

Le ministre des Mines, Rufin Beltoungou, a confirmé que le drame a touché des ressortissants de trois pays voisins. Parmi les 49 personnes décédées identifiées, les autorités dénombrent 35 Centrafricains, 12 Camerounais et deux Tchadiens. Si les autorités maintiennent ce chiffre officiel, des responsables d'associations minières locales ont évoqué, dès le lendemain de la catastrophe, un bilan humain potentiellement beaucoup plus lourd, dépassant la centaine de disparus. Le procureur en charge du dossier a précisé que les efforts de recherche restent en cours pour clarifier la situation sur le terrain.

Les failles structurelles de l'exploitation artisanale

Cet accident met en lumière la précarité chronique du secteur minier artisanal en Afrique. Bien que cette activité constitue un levier économique et une source d'emploi vitale pour de nombreuses populations locales, elle opère fréquemment dans un cadre informel. L'absence de supervision technique, le manque de mesures de sécurité élémentaires et l'inexistence de capacités d'intervention d'urgence transforment ces sites en zones à haut risque, où les éboulements demeurent fréquents.

Vers une régulation accrue du secteur

La tragédie de Zamboye relance le débat sur la nécessité d'encadrer strictement ces exploitations. Face à la récurrence de ces drames, des pays de la sous-région, à l'instar du Cameroun, ont exprimé leur volonté de formaliser davantage le secteur. L'objectif affiché est double : renforcer la sécurité des travailleurs par une réglementation plus rigoureuse et améliorer la collecte fiscale, tout en intégrant ces activités informelles dans un cadre légal plus protecteur et mieux contrôlé par les États.

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